
Libérés début novembre après plus de trois ans de détention en Iran, Jacques Paris et Cécile Kohler restent aujourd’hui assignés à résidence au sein de l’enceinte de l’ambassade de France à Téhéran et se voient interdire de quitter le territoire iranien, selon leurs proches.
Cette situation, qui les maintient « libres » au sens strict mais fortement contraints dans leurs déplacements, suscite une forte inquiétude au sein de leur famille et parmi ceux qui les soutiennent, qui demandent un rapatriement rapide et sécurisé.
Les proches racontent qu’une nouvelle nuit d’angoisse, dans la nuit du 2 au 3 mars, a renforcé leurs craintes : selon eux, des bombardements ont été nombreux et certains se seraient produits non loin de l’enceinte diplomatique, rappelant que « personne n’est à l’abri ». Ainsi, la menace qui pèse sur la ville n’est pas abstraite pour les familles.
Pour leur part, Jacques Paris et Cécile Kohler auraient confié se sentir en sécurité tant qu’ils restent à l’intérieur des locaux, où le personnel français « fait preuve d’une grande empathie » et les accompagne au quotidien, apportant une protection et un soutien psychologique indispensables.
En octobre 2025, la justice iranienne a condamné les deux ressortissants français à respectivement 20 et 17 ans de prison pour espionnage, des peines très lourdes qui ont marqué leur dossier depuis le début.
Libérés début novembre sous interdiction de quitter le pays, ils seraient désormais en attente d’un éventuel mécanisme d’échange impliquant la ressortissante iranienne Mahdieh Esfandiari, condamnée récemment par la justice française à un an de prison ferme, selon les informations transmises aux proches.
Dans un communiqué signé notamment par la sœur de Jacques Paris, qui habite La Rochelle, les familles expriment leur inquiétude et demandent aux autorités françaises de « maintenir leurs efforts pour obtenir l’autorisation de sortie du territoire et le rapatriement dans les plus brefs délais ».
Les signataires soulignent qu’ils ne comprennent pas quelles raisons l’Iran pourrait invoquer pour refuser un rapatriement qui leur paraît devenu urgent, et ils appellent à une réponse rapide pour mettre fin à cette situation intenable.
Malgré la tension et l’inquiétude, les proches rapportent que Jacques Paris et Cécile Kohler « font le maximum… pour garder le moral » et demeurent reconnaissants envers ceux qui les soutiennent — familles, amis et personnels diplomatiques qui les entourent.
Les autorités françaises ont pour leur part indiqué samedi que les deux ex-otages étaient « en sécurité » à l’ambassade, mais les familles insistent pour rappeler que la sécurité ne se limite pas à l’enceinte diplomatique et que la situation sur le terrain reste précaire.
Au-delà des positions officielles, les proches attendent désormais des gestes concrets pour permettre un retour au pays, espérant que la diplomatie trouvera rapidement une issue afin que Jacques Paris et Cécile Kohler rejoignent leurs proches en toute sécurité.