
Les discussions concernant les îles Chagos avec les États-Unis se poursuivent, selon les déclarations du Premier ministre. Ce dossier, qui suscite des préoccupations, concerne un accord controversé de transfert de souveraineté des îles vers Maurice. Le soutien des États-Unis à cet accord est désormais remis en question.
Selon l'accord soutenu par les États-Unis l'année dernière, le Royaume-Uni transférerait la souveraineté des îles Chagos à Maurice, tout en conservant une base militaire conjointe à Diego Garcia. Les ministres affirment que cet accord est essentiel pour protéger la base contre des "intérêts malveillants". Cependant, des voix s'élèvent, y compris celle de l'ancien président Trump, qui a qualifié cet accord d'acte de grande stupidité.
Les conservateurs ont accusé le gouvernement de compromettre la sécurité nationale, en raison des liens étroits de Maurice avec la Chine. Sir Keir Starmer a mentionné avoir discuté de cette question avec Donald Trump à plusieurs reprises, soulignant que le sujet avait été soulevé à la Maison Blanche récemment.
Le soutien des États-Unis a été mis en doute lorsque Trump a exprimé son opposition à l'accord sur les réseaux sociaux. Malgré cela, Downing Street a affirmé qu'ils croyaient toujours au soutien américain. Les conseillers de Starmer pensent que Trump utilise cette question pour faire pression sur le Royaume-Uni dans le cadre d'autres négociations.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a également critiqué l'accord et accusé le Royaume-Uni de "nous laisser tomber". Les responsables au sein du Foreign Office sont plus préoccupés par ces commentaires que par les déclarations de Trump.
Les îles Chagos sont sous contrôle britannique depuis 1814 et ont été établies comme un territoire d'outre-mer en 1965. Maurice argue qu'elle a été forcée de céder les îles illégalement. En 2021, une cour des Nations Unies a statué que le Royaume-Uni n'avait pas de souveraineté sur ces îles, ce qui a conduit à des négociations sur cet accord.
Le Royaume-Uni devrait louer Diego Garcia pour 99 ans, avec un coût moyen de 101 millions de livres par an. Bien que les États-Unis aient initialement accepté l'accord, des sources affirment que l'administration Trump n'était jamais vraiment enthousiaste.
Le ministre du Foreign Office a déclaré que les responsables britanniques "restent engagés" avec les États-Unis quotidiennement. Toutefois, il a été révélé qu'un traité de 1966 entre les États-Unis et le Royaume-Uni devrait être mis à jour pour finaliser l'accord. Les détails de cette mise à jour restent flous.
Le traité pourrait donner aux États-Unis la possibilité de veto sur l'accord, bien que les responsables du Foreign Office ne le croient pas. La question a été soulevée au Parlement, mais un débat a été reporté suite aux préoccupations concernant le traité de 1966.
En résumé, l'accord sur les îles Chagos soulève des questions complexes sur la souveraineté, la sécurité nationale et les relations internationales. Les discussions avec les États-Unis continuent d'évoluer, et l'avenir de cet accord reste incertain. Les implications politiques pourraient avoir des répercussions sur les relations entre le Royaume-Uni et ses alliés.