
À Zaragoza, les agriculteurs ont organisé une manifestation pour protester contre les effets néfastes d'un accord entre l'Union Européenne et Mercosur. Cet accord vise à faciliter le libre commerce, mais il suscite de vives inquiétudes parmi les producteurs locaux.
La manifestation a été convoquée par diverses associations agricoles aragonaises, rassemblant 800 tracteurs en plein centre de la ville. Parmi eux se trouvait David Solano, un éleveur de 48 ans, qui a parcouru 140 kilomètres depuis Monzón pour rejoindre la protestation.
Solano a exprimé son mécontentement, soulignant que le secteur agricole est en crise depuis longtemps. Il craint que cet accord ne crée une désavantage compétitif pour les producteurs locaux, déjà affectés par des récents recoupements.
La majorité des manifestants étaient des agriculteurs âgés, mais plusieurs jeunes, comme Miguel Paz, ont également pris la parole. À seulement 22 ans, il a mis en avant les investissements nécessaires pour faire fonctionner une exploitation agricole, tout en déplorant l'absence d'avenir face aux réductions de la PAC.
Laura Dominguez, 25 ans, partage son avis. Elle a affirmé que le secteur rural est en déclin, accusant les politiques de trahison en permettant l'importation de produits sud-américains, ce qui pourrait être fatal pour les agriculteurs locaux.
La tension est montée lorsque des manifestants ont commencé à lancer des projectiles tels que des pommes et des œufs contre le bâtiment de la Delegación del Gobierno. Cet affrontement a conduit à une intervention des forces de sécurité, qui ont tenté de contenir la situation.
Bien que des incidents aient eu lieu, la tension n'a pas conduit à des violences similaires à celles de 2024, où trois personnes avaient été arrêtées. Les manifestants ont exprimé leur détermination à lutter pour leur avenir.
Les agriculteurs de Zaragoza ont montré leur indignation face à la situation actuelle. Leur mobilisation témoigne d'un besoin urgent de réformes pour protéger le secteur agricole face à des défis croissants. Ils espèrent que leurs voix seront entendues pour éviter un déclin irréversible.