
Lors d'une discussion sur CNews, l'écrivain Richard Millet a suscité un vif débat. En évoquant la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, il a déclaré préférer la Traviata à la performance de l'artiste Aya Nakamura. Cette remarque a provoqué une réaction immédiate sur le réseau social X.
Millet, âgé de 72 ans, a fait référence à la performance de la chanteuse franco-malienne lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024. Une intervenante a rapidement réagi en qualifiant ses propos d'« irrespectueux », tandis que l’animateur Pascal Praud a dû intervenir pour modérer la discussion.
Pascal Praud a mis en lumière la difficulté des propos tenus par Millet. Il a exprimé que ces déclarations mettaient en difficulté la chaîne et lui-même. Praud a demandé à Millet de présenter des excuses à Aya Nakamura, soulignant que ses commentaires étaient inappropriés.
Face à cette demande, Richard Millet a réagi en disant : « Si vous voulez je m’en vais ». Il a ensuite tenté d'expliquer son point de vue, se référant à une éducation basée sur l'honnêteté intellectuelle. Il a finalement présenté des excuses, mais la situation restait tendue.
Cette séquence s'inscrit dans un contexte déjà agité pour CNews. La chaîne, propriété du milliardaire Vincent Bolloré, a été critiquée pour avoir maintenu à l'antenne Jean-Marc Morandini malgré ses condamnations. Cela a même conduit à la démission de Sonia Mabrouk, une figure emblématique de la chaîne.
En outre, CNews a récemment été sanctionnée par le régulateur de l'audiovisuel, Arcom, avec des amendes totalisant 100 000 euros. Ces amendes concernent des séquences diffusées susceptibles d'encourager la discrimination, ajoutant ainsi à la pression sur la chaîne.
Les propos de Richard Millet illustrent les tensions croissantes dans le paysage médiatique français. Les discussions autour de la diversité et du respect des artistes prennent de l'ampleur. La réaction de CNews face à cette polémique pourrait avoir des répercussions sur sa réputation et sa ligne éditoriale.