
Le chantier de l’A69 se poursuit sur les emprises prévues, malgré une décision judiciaire récente. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a affirmé que les travaux n’avaient pas été arrêtés. En effet, il a précisé que près de 90 % des ouvrages d’art et 75 % des terrassements étaient déjà réalisés.
Une juge du tribunal correctionnel de Toulouse a ordonné la suspension des travaux dans certaines zones. Ces zones étaient utilisées pour l'entreposage de matériel sans autorisation. Cependant, la construction de l’autoroute peut continuer, conformément à une décision de la cour administrative d’appel.
Philippe Tabarot a reconnu que des dépassements de l’emprise exacte posaient des difficultés. Il a également souligné que l’État réagissait face aux préoccupations soulevées par les associations et a demandé aux préfets de prendre les mesures nécessaires.
Le ministre a demandé aux préfets de Haute-Garonne et du Tarn de veiller à ce que seules les parcelles autorisées soient occupées. Cela inclut l'interdiction d'utiliser des parcelles adjacentes pour l'entreposage de matériel. Ces mesures visent à respecter les décisions judiciaires en cours.
Atosca, le maître d’œuvre du chantier, a déclaré qu'elle se conformerait à la décision de justice. Elle a également souligné que le dépassement des emprises était temporaire et se situait en bordure de l’autoroute.
Interrogé sur la mise en service potentielle de l’autoroute dans un an, Philippe Tabarot a exprimé son optimisme. Il a mentionné que la décision de justice la plus significative était celle de la cour administrative de Toulouse, qui a été favorable à la poursuite du projet.
Malgré la bataille judiciaire, le ministre reste convaincu que le projet peut avancer. Il a également noté que les opposants au projet continuent de se battre, cherchant à faire appel de la décision judiciaire.
Les opposants à la construction de l’A69 considèrent ce projet comme un symbole des luttes écologiques. Ils ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation contre les décisions judiciaires favorables au projet. Leur résistance souligne l'importance des enjeux environnementaux dans ce type de développement.
La validation de l’autorisation environnementale par la justice administrative a permis de donner un feu vert à la poursuite des travaux. Cependant, les tensions entre les promoteurs du projet et les groupes d'opposition demeurent élevées.
En résumé, le chantier de l’A69 continue d’avancer malgré des obstacles juridiques. Les autorités et les entreprises impliquées s'efforcent de respecter les décisions de justice tout en poursuivant les travaux. Les débats autour de ce projet illustrent les conflits entre développement infrastructurel et préoccupations environnementales.