Paris depuis un atelier de verrerie: observation et mots
Perché au sommet d’anciens ateliers de verrerie, CharlElie Couture regarde Paris par la fenêtre et peint la ville avec ses mots. Chanteur, écrivain et peintre, il a transformé ce refuge du Xe arrondissement en poste d’observation: les toits, la lumière, le ciel nourrissent ses chansons autant que ses toiles.
Pourtant il n’est pas prisonnier de la capitale; sa maison en Lorraine lui rappelle la terre, la forêt et le silence. Il vit dans le Xe arrondissement, au sommet d'anciens ateliers de verrerie.
« projet BLEU‑VERT »: une colonne vertébrale entre ville et nature
Ce va‑et‑vient entre la ville et la nature devient la colonne vertébrale de son nouvel album, baptisé « projet BLEU‑VERT ». L’idée est simple et obstinée: rassembler jusqu’à l’essentiel — la vie, l’air, l’eau — en musique. Pour ce disque-là, il a invité des amis de poids — Jean‑Louis Aubert, Angélique Kidjo, Kent, Yannick Noah, Cali — et a tissé quarante ans de chansons qui alertent sur l’urgence écologique sans sombrer dans la leçon.
Des chansons en conversation intergénérationnelle
Le projet sonne moins comme une sommation que comme une conversation entre générations. Les voix se répondent, les riffs relancent les refrains, et l’ensemble donne du relief à une inquiétude qui paraît désormais inévitable. Le propos conserve la poésie qui est la marque de CharlElie: il parle d’arbres, d’oiseaux et d’habitats menacés avec la même familiarité qu’il évoque un bar de quartier ou un atelier d’artiste.
Sur scène: intensité et rendez-vous
Sur scène, il ne change pas de décor — juste d’intensité. Les concerts annoncés sont des rendez‑vous pour qui veut entendre ces chansons prendre corps, réchauffer le propos et réclamer de l’action sans militantisme agressif. Ses concerts auront lieu le 8 avril et le 19 mai au Café de la Danse, dans le XIe arrondissement.
Paris, la Lorraine et le moteur créatif
Couture tient à sa passion pour la capitale; il aime son rythme, ses chantiers — et avoue, avec malice, qu’il aimerait voir les travaux finir plus vite. Mais c’est aussi l’homme qui va chercher la respiration dans la campagne lorraine, qui dessine des carnets, peint des paysages et compose pour ne pas perdre le fil. L’opposition entre ville et nature n’est pas pour lui un conflit stérile: c’est un moteur créatif.
Au bout du compte, « projet BLEU‑VERT » ressemble à un manifeste en ménage avec la mélodie: clair, exigeant et humain. On y retrouve un artiste qui ne se contente pas de regarder le monde; il le raconte, le bouscule et le chante.
