
Le 4 avril 2026, une page intitulée « Dans le Paris de Charlotte Gabris » est parue.
Dans cet article, elle déclare : « Si je devais partir demain, tout me manquerait ».
Paris n’est pas seulement le décor de sa carrière : c’est son terrain de jeu. Née à Lausanne, Charlotte Gabris a débarqué très jeune dans la capitale, prête à tout tenter entre cafés-théâtres et Cours Florent. Révélée au grand public par Babysitting, elle a su transformer une apparition en fil conducteur : comédie, écriture, théâtre, cinéma — elle passe de l’un à l’autre sans jamais perdre le lien avec la ville qui l’a lancée.
Depuis le 1er avril, elle est à l’affiche du film Mauvaise pioche, de Gérard Jugnot. Elle reviendra sur les planches fin 2026 dans la pièce La Lettre. Ces deux phrases disent l’essentiel : Gabris continue d’alterner les formats, acceptant autant les rôles légers que les épreuves de la scène. Entre un tournage et un atelier d’écriture, elle choisit sa stimulation plus que la sécurité, et Paris lui offre ce flux d’opportunités et de rencontres.
Ce qui frappe chez elle, c’est la manière dont elle parle de la ville — sans effets, mais avec la certitude d’une relation intime. « Si je devais partir demain, tout me manquerait. » Cette phrase, simple et directe, résume un attachement professionnel et sentimental : les répétitions tardives, les cafés où l’on écrit, les plateaux où l’on improvise. Ainsi, Paris n’est pas seulement utile ; il est constitutif de son travail et de son inspiration.
Au fond, Charlotte Gabris incarne une génération d’artistes pour qui la frontière entre scènes et écrans est poreuse. Elle refuse d’être cataloguée : comédienne, parfois auteure, souvent sur le plateau, toujours en mouvement. Cette polyvalence la garde visible, mais aussi exigeante — et c’est précisément ce mélange d’exigence et de curiosité qui lui permet de multiplier les projets sans lasser.
Reste que son choix est aussi un pari personnel. Paris nourrit, mais il met au défi : se renouveler, surprendre, tenir le public. Pour Gabris, la réponse passe par le risque contrôlé — accepter des rôles qui l’obligent à sortir de sa zone, écrire pour dire autre chose, revenir aux planches pour éprouver la matière vivante du théâtre. C’est ce mouvement, plus que la notoriété, qui fait sens et qui promet encore des surprises pour les années à venir.