BUENODIA

Le chef d’état-major de la Défense préside un lever de drapeau à Madrid

Le chef d’état-major de la Défense préside un lever de drapeau à Madrid, devant des militaires alignés.

Une querelle exposée en public

La querelle entre le chef d’état‑major et le ministre de la Défense d’Israël monte d’un cran, et elle se joue en public. Le 27 novembre 2025, le général Eyal Zamir a proféré un appel sans détours en faveur d’un leadership « courageux » et « transformateur », lors d’une cérémonie en hommage à David Ben‑Gurion. Ses mots, lourds de sens, sont perçus ici comme une critique directe du gouvernement.

Zamir a insisté pour qu’un dirigeant sache « reconnaître l’échec » et qu’il n’« essaie pas d’effrayer ni d’éluder » ses obligations. « C’est l’essence même du leadership », a‑t‑il lancé, changeant une commémoration historique en tribune politique. Dans un pays accablé par les suites du 7 octobre 2023, ces affirmations résonnent comme une mise en demeure publique.

Enquêtes, gel des nominations et sanctions

Au cœur du conflit : les enquêtes sur les défaillances du 7 octobre 2023 et le gel, décidé par le ministre de la Défense Israel Katz, des nominations militaires. L’armée a sanctionné une douzaine de hauts gradés pour leur responsabilité dans la gestion de ces événements et, dans la foulée, a annoncé dimanche plusieurs destitutions parmi les officiers supérieurs. Ces mesures ont exacerbé la tension entre la hiérarchie militaire et l’exécutif.

Interventions politiques, réunions et démentis

La confrontation est devenue si aiguë que le Premier ministre Benjamin Netanyahu est intervenu en urgence, se réunissant séparément avec Zamir puis avec Katz pour tenter de désamorcer la crise. Les rencontres n’ont, semble‑t‑il, pas suffi à calmer les esprits. De son côté, Israel Katz a démenti les rumeurs de révocation et assuré qu’il resterait en poste « au moins jusqu’aux prochaines élections ».

Risque de paralysie et défi pour la crédibilité

Cette crise place la cohésion civilo‑militaire sous forte pression au moment où la préparation opérationnelle et la confiance interne sont jugées cruciales pour la sécurité nationale. Le face‑à‑face public entre un chef d’état‑major perçu par la droite comme trop indépendant et un ministre qui multiplie les déclarations musclées illustre une fragilité institutionnelle peu commune.

Le 27 novembre 2025, le chef d’état‑major Eyal Zamir a appelé à un leadership « courageux » et « transformateur ». La crise porte sur les enquêtes sur les défaillances du 7 octobre 2023 et le gel des nominations militaires.

Au‑delà des personnalités, c’est la capacité de l’État à assurer sa défense sans paralyses politiques qui est en jeu. Si la dispute persiste, elle risque de compliquer la mise en œuvre des réformes militaires requises après les erreurs avouées du passé, et de peser sur la crédibilité de l’institution aux yeux des citoyens et des alliés.

Publié le : 15 mai 2026
link