
Moins d’un mois après la capture de Nicolas Maduro, les États-Unis et le Venezuela cherchent à rétablir leurs liens diplomatiques. Laura Dogu, la nouvelle cheffe de mission diplomatique des États-Unis, a été reçue par le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil lors de sa visite au Venezuela ce samedi.
Laura Dogu a partagé son arrivée sur son compte X, indiquant que son équipe et elle étaient prêtes à travailler. Bien que la durée de son séjour et son agenda restent inconnus, sa nomination le 22 janvier marque un tournant significatif dans les relations entre les deux pays, rompues en 2019.
Les relations diplomatiques entre Washington et Caracas se sont détériorées après que les États-Unis ont refusé de reconnaître la réélection de Maduro, optant plutôt pour un gouvernement parallèle dirigé par Juan Guaido. Dans ce contexte, la visite de Laura Dogu est perçue comme une opportunité de dialogue et de réconciliation.
Le ministère des Affaires étrangères a souligné que l’entretien entre Laura Dogu et les autorités vénézuéliennes vise à définir une feuille de route sur des questions d’intérêt bilatéral, tout en résolvant les différends par la voie du dialogue diplomatique.
Laura Dogu, ancienne ambassadrice au Nicaragua, remplace John McNamara, qui occupait le poste depuis la Colombie. Des diplomates américains s’étaient déjà rendus à Caracas pour évaluer la réouverture de l’ambassade américaine, fermée depuis 2019. Le président américain a exprimé sa volonté de collaborer avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez.
Rodriguez a promis une amnistie générale et des réformes dans plusieurs domaines, notamment la loi sur le pétrole et le système judiciaire. Ces engagements visent à renforcer la coopération avec Washington et à stabiliser le pays en crise.
Le pouvoir vénézuélien, sous pression américaine, a annoncé des libérations de prisonniers politiques, bien que celles-ci se fassent lentement. La loi d’amnistie récemment adoptée pourrait accélérer ce processus, offrant un espoir aux familles des détenus. Actuellement, il y a au moins 711 prisonniers politiques au Venezuela.
En parallèle, le département du Trésor américain a assoupli l’embargo sur le pétrole vénézuélien, ce qui pourrait permettre une croissance significative de la production pétrolière d’ici 2026. Ces réformes sont considérées comme essentielles pour relancer l’économie du pays, riche en réserves de pétrole.
La visite de Laura Dogu au Venezuela représente une étape cruciale dans le processus de normalisation des relations entre les États-Unis et le Venezuela. Les engagements de coopération et les réformes annoncées ouvrent la voie à un dialogue constructif, bien que des défis demeurent. Les prochaines étapes seront déterminantes pour l’avenir des relations bilatérales.