
La voiture peut paraître autonome, mais elle vous garde en éveil. En Chine, où les taxis sans chauffeur et les prototypes volants côtoient des ambitions high-tech débridées, nous avons testé le système de conduite semi‑autonome de Xpeng : le VLA 2.0, embarqué sur le G6. Le résultat surprend — sans pour autant faire disparaître le conducteur.
La firme Xpeng se présente comme un constructeur high‑tech : elle conçoit ses propres puces et travaille sur des projets spectaculaires, dont un robot humanoïde baptisé Iron. Xpeng est basée à Canton.
Six niveaux de conduite autonome sont reconnus internationalement, de 0 à 5 ; VLA 2.0 se place donc, volontairement, dans la catégorie « semi‑autonome ». Fin avril, l’entreprise a invité la presse mondiale pour des essais encadrés, à la manière de Tesla et de son FSD (Full Self Driving), testé ces derniers mois par une poignée d’utilisateurs — dont un certain CronoTK.
Le test commence avec un permis de conduire chinois temporaire en poche et un salarié Xpeng sur le siège passager. L’itinéraire était prédéterminé, la durée : une trentaine de minutes. Après quelques mètres en mode manuel, on active le VLA 2.0 par deux petites impulsions sur le levier à droite du volant.
La voiture prend alors la main : elle gère la vitesse, suit la voie, et ajuste sa trajectoire dans un trafic parfois dense. Toutes les 20 à 30 secondes, un bip rappelle au conducteur de poser une main sur le volant — un verrouillage de l’« hybride » entre autonomie et responsabilité humaine.
Ce qui impressionne, c’est la sensation de fluidité. Le système anticipe, corrige, et s’adapte aux changements de voie et aux files d’autoroute sans mouvements brusques. Pourtant, le semi‑autonome n’est pas un laissez‑faire : vous devez rester attentif et prêt à reprendre le contrôle. Des abus ont déjà causé des ennuis à des conducteurs qui ont tenté d’en faire trop confiance au logiciel.
Au‑delà de la démonstration, la leçon est claire : la technologie progresse vite, mais la réglementation et les habitudes des conducteurs accusent un retard. VLA 2.0 montre que des trajets en partie automatisés sont crédibles aujourd’hui ; il rappelle aussi que « semi » signifie exactement ce qu’il dit — assistance avancée, mais présence humaine requise. Pour l’instant, Xpeng rivalise avec Tesla sur la promesse, mais pas encore sur la disparition du volant.
| Critère (comparaison mentionnée dans l'article) | Xpeng | Tesla |
|---|---|---|
| Positionnement | Se présente comme une firme ultra high-tech ; conçoit ses propres puces et développe des projets futuristes (ex. robot "Iron"). | Se présente aussi comme une firme high-tech dirigée par Elon Musk, image de pionnier dans l'autonomie. |
| Système de conduite | VLA 2.0 (système semi-autonome testé dans l'article). | FSD (Full Self Driving), déjà dévoilé et testé auparavant. |
| Modalités de démonstration / essai | La presse a pu essayer avec mains à proximité du volant, trajet prédéterminé, employé Xpeng sur le siège passager. | Essais présentés avec un conducteur maison imposé (conducteur de la firme). |
| Exigence de vigilance | Semi-autonome : bips toutes les 20–30s pour obliger à poser une main sur le volant. | FSD nécessite également la présence/attention d'un conducteur (mesure de sécurité similaire). |