
Romane Bohringer adapte au cinéma le livre de Clémentine Autain, intitulé « Dites-lui que je l’aime ». Dans ce film, elle mêle sa propre histoire avec celle de l’autrice, créant ainsi un récit poignant. Cette adaptation explore des thèmes profonds liés à la maternité et à l’absence.
Romane Bohringer et Clémentine Autain, toutes deux âgées de 52 ans, partagent une expérience douloureuse. Elles ont toutes deux eu des mères absentes et défaillantes. La mère de Romane, Marguerite Bourry, est décédée à 36 ans, alors que sa fille n'avait que 14 ans. De son côté, Dominique Laffin, la mère de Clémentine, est morte à 33 ans dans des circonstances tragiques.
Les addictions de leurs mères ont profondément marqué leurs vies. Marguerite était accro à l’héroïne, tandis que Dominique luttait contre l’alcool. Ces expériences ont façonné leurs parcours respectifs, influençant leur vision de la maternité et de la vie.
Clémentine Autain a partagé son histoire dans son livre « Dites-lui que je l’aime », publié en 2019 aux Éditions Grasset. Ce récit a permis à de nombreuses personnes de s’identifier à ses épreuves. Romane Bohringer a souhaité adapter ce livre au cinéma, créant un film qui allie documentaire et fiction.
Le film, qui sort en salles mercredi, aborde la douleur d'un mal de mères. Il s'agit d'un long-métrage singulier et émouvant, qui montre comment l’écriture et le cinéma peuvent apaiser les blessures du passé. Ce projet révèle une quête de réconciliation avec leurs histoires familiales.
Romane et Clémentine se sont rencontrées lors de la création de « L’Amour flou », un docu-fiction réalisé par Romane en 2017. Ce film traitait de sa séparation avec Philippe Rebbot et a été un moment clé dans leur collaboration. Leur connexion a permis d'explorer des thèmes communs et de partager des expériences similaires.
Cette rencontre a été un catalyseur pour leur projet actuel. En travaillant ensemble, elles ont pu donner vie à des histoires qui résonnent avec beaucoup de gens, transformant des expériences personnelles en un récit universel.
En adaptant « Dites-lui que je l’aime », Romane Bohringer et Clémentine Autain offrent un regard sensible sur la maternité et l'absence. Ce film propose une réflexion sur le passé, tout en cherchant à guérir les blessures. C'est une œuvre qui promet d'émouvoir et de toucher un large public.