
Mercy, le dernier film avec Chris Pratt, se présente comme un récit de science-fiction qui aborde des thèmes contemporains. Toutefois, il s'avère être un mélange d'absurdité et de propagande sur l'intelligence artificielle. Ce film, qui aurait pu offrir une critique sociale pertinente, se révèle être en grande partie ennuyeux et déconnecté de la réalité.
Dans Mercy, Chris Pratt incarne Chris Raven, un détective plongé dans un système judiciaire futuriste. Ce dernier est dominé par un juge IA qui décide du sort des accusés. Bien que le concept soit intéressant, le film échoue à captiver, alternant entre des moments tortueux et des séquences fades.
Le film commence en 2029, où Raven se réveille à une publicité vantant les mérites de la Mercy Court. Ce tribunal, censé gérer la montée de la criminalité, est une réponse à une société en déclin. Cependant, l'intrigue devient rapidement prévisible, et les tentatives de satire se perdent dans une narration peu inspirée.
Chris Raven se retrouve accusé du meurtre de sa femme, ce qui le place dans une position délicate. Il doit prouver son innocence face à un juge implacable. Le film tente d'explorer les thèmes de la culpabilité et de la justice, mais échoue à offrir une analyse approfondie de ces sujets. Au lieu de cela, il se concentre sur des éléments de thriller qui semblent artificiels.
Alors que Raven lutte pour sa survie, le film se transforme en une chasse à l'homme peu satisfaisante, négligeant la profondeur psychologique que l'on pourrait attendre d'un tel scénario. Le développement des personnages est superficiel, ce qui rend difficile l'empathie envers leur sort.
Au fur et à mesure que l'intrigue progresse, Mercy semble se transformer en une promotion pour l'intelligence artificielle. Le juge, qui devrait être un symbole de la justice, devient un personnage plus sympathique que le protagoniste. Cette dynamique pose la question de l'humanité face à la technologie, mais le film ne parvient pas à traiter ce sujet de manière satisfaisante.
Les dialogues tentent de soulever des questions sur l'éthique de l'IA, mais ils se perdent dans des clichés et des phrases creuses. La tentative de faire passer un message sur la responsabilité de la technologie se heurte à une exécution maladroite, rendant le film encore plus frustrant à regarder.
En fin de compte, Mercy est un film qui promet beaucoup mais livre peu. Avec une intrigue qui se dilue dans l'absurde et des personnages peu convaincants, il ne parvient pas à atteindre les sommets de la critique sociale qu'il ambitionne. Au lieu de cela, il laisse le spectateur avec un sentiment de décalage et de déception. Chris Pratt mérite mieux qu'un tel traitement.