
Le bras de fer entre médecins et gouvernement local se durcit à La Corogne. Le 17 juin 2026, O’Mega, principal syndicat médical de Galice, affirme que 79 % des médecins « non désignés » pour assurer les services minimums ont suivi la grève au Chuac. La Xunta réplique en mesurant différemment : selon le Sergas, le taux de suivi en matinée au Chuac n’était que de 23,02 %.
O’Mega a rassemblé les professionnels devant les portes du Chuac pour réclamer au ministère de la Santé un « estatuto marco » — un cadre négocié propre aux médecins qui tienne compte de leurs spécificités en matière d’organisation du travail, de formation et de responsabilités. Parmi les demandes figurent la réduction de la journée ordinaire, la régulation et la reconnaissance des gardes, et la prise en compte de ces gardes pour la cotisation en vue d’une retraite anticipée volontaire.
Les chiffres cachent des réalités très inégales selon les territoires. À l’échelle des sept grands hôpitaux du Sergas, la mobilisation moyenne atteint 20,76 % ; en Galice, le suivi combiné hôpitaux/soins primaires est évalué à 15,14 %. Par secteurs, l’hôpital affiche une participation à 20,09 % alors que la médecine de ville reste largement en retrait : seulement 1,93 % des professionnels en activité ont fait grève.
Les hôpitaux de Vigo (25,97 %) et de Pontevedra (22,33 %) enregistrent les taux les plus élevés, tandis que le service public de Cee limite l’impact à 4,26 %. Dans les hôpitaux comarcaux la moyenne est à 12,82 %, avec un pic de 23,08 % au Salnés.
Xunta assure que le respect des services minimums a permis de garantir urgences et activités prioritaires. Les chiffres officiels confirment par ailleurs un impact lourd du conflit : depuis le début des arrêts en décembre, 257 728 actes médicaux ont été suspendus dans toute la communauté autonome. ADOS, Galaria et la Fondation 061 notent un suivi marginal, autour de 1,14 %.
La scène de la contestation reste claire : des rassemblements répétés, des revendications précises et des lectures concurrentes des taux de grève. D’un côté, des médecins qui disent tenir bon pour obtenir un statut distinct ; de l’autre, une administration qui met en avant la continuité des soins. Le conflit s’enlise, et le nombre d’actes médicaux reportés continue d’augmenter, alimentant la pression sur les deux parties.