
Il est surprenant de voir que Pepón Nieto (San Pedro de Alcántara, 1967) approche déjà des 60 ans, car il a toujours l'air du même jeune homme bienveillant des années 90, période où 'Periodistas' l'a présenté au grand public. En riant, il admet : "C'est parce que je teins ma barbe, c'est la chirurgie esthétique des pauvres".
Pepón Nieto est actuellement en train de peaufiner sa nouvelle œuvre de théâtre tout en soutenant 'Castigo divino', le film qui marque les débuts d'acteur du comique Juan Dávila. Ce film affirme que chacun d'entre nous peut être une bonne personne.
Face à la situation actuelle, il se demande : "Crois-tu en la bonté des autres ?". Selon lui, croire en la bonté est la seule chose qui nous reste, sinon il n'y aurait aucune salvation. Il constate que défendre des idées terribles est devenu à la mode et que le consensus sur le fait que être une mauvaise personne est mal s'est effondré.
Pepón s'inquiète de l'impact de l'extrême droite en Espagne. Il note que le discours de l'ultra droite concernant la régularisation des immigrants ressemble à celui des États-Unis. Il évoque des propos de l'ICE, qui persécute les Sud-Américains, laissant des enfants sans nouvelles de leurs parents.
Il compare cela à la Gestapo et au Ku Klux Klan, soulignant que ces actions sont maintenant légalisées et soutenues par le président d'un pays puissant. Cette situation le préoccupe énormément.
Pepón critique le système éducatif, affirmant que ni la droite du Parti Populaire ni la gauche du PSOE n'ont prêté attention à l'éducation. Les jeunes parlent des bienfaits du franquisme sans en connaître la réalité, ce qui indique un problème de mémoire historique.
Il souligne que l'enseignement de l'histoire récente a été négligé au profit de sujets moins pertinents. Cela facilite la manipulation des jeunes par des discours révisionnistes sur le franquisme.
Pepón Nieto se considère comme chanceux dans sa carrière, ayant travaillé dur, mais reconnaissant que la chance joue un rôle important. Il indique que de nombreux acteurs ne sont pas maîtres de leur carrière, à l'exception de quelques-uns qui peuvent choisir leurs projets.
Il explique qu'il a souvent accepté des rôles pour des raisons financières, mais il n'a rien à regretter. Sa carrière a été façonnée par les opportunités qui se sont présentées à lui, et il a toujours fait de son mieux.
Pepón admet que la célébrité peut être inconfortable. Les gens se prennent parfois trop de liberté avec lui, notamment lorsqu'ils demandent des photos à des moments inappropriés. Cependant, il reste reconnaissant pour la gentillesse qu'il reçoit généralement en personne.
Cependant, il évoque une expérience difficile liée à une critique de Isabel Díaz Ayuso, où il a reçu des insultes violentes sur les réseaux sociaux. Cela souligne la polarisation de la société et la violence de certaines réactions.
Pepón Nieto, en réfléchissant sur sa carrière et la société actuelle, met en lumière des enjeux cruciaux. Son parcours témoigne de la complexité de la célébrité et de l'importance de la mémoire historique. En fin de compte, il reste un observateur lucide des changements sociopolitiques qui nous entourent.