
Les républicains s'engagent à tenir Bill Clinton en contempt après son absence lors de son témoignage sur Jeffrey Epstein. Ce développement survient alors qu'une enquête sur les agissements de l'ancien financier et délinquant sexuel est en cours. La situation soulève des questions sur la responsabilité des anciens dirigeants face à des affaires controversées.
Un élu républicain, James Comer, a annoncé son intention de commencer des procédures de contempt contre Bill Clinton. Cette décision fait suite à l'absence de l'ancien président lors d'une audition mardi. Comer a également mentionné que des mesures similaires pourraient être prises contre Hillary Clinton si elle ne se présente pas pour répondre aux questions.
Les convocations avaient été émises pour les deux Clintons afin de témoigner sur Epstein. Les avocats des Clintons ont qualifié ces convocations de « non exécutables », affirmant avoir déjà fourni des informations limitées sur Epstein.
Les Clintons soutiennent que les convocations sont un stratagème politique pour embarrasser leurs rivaux. Dans une lettre adressée à Comer, leurs avocats ont indiqué avoir communiqué de manière proactive avec le comité. Ils considèrent que les convocations n'ont pas de but législatif valide et constituent une violation sans précédent de la séparation des pouvoirs.
Bill Clinton a toujours nié avoir eu connaissance des crimes d'Epstein. La déclaration de Comer a souligné que les convocations avaient été votées de manière bipartisane, et que les Clintons avaient eu de nombreuses occasions de se présenter.
Des photos récentes montrent Bill Clinton en compagnie d'Epstein, ce qui a ravivé l'intérêt médiatique. L'une des images le montre en train de nager, tandis qu'une autre le montre allongé dans un jacuzzi. Ces photos ont été publiées suite à un mandat du Congrès exigeant la divulgation de documents liés à Epstein.
Clinton a été photographié avec Epstein à plusieurs reprises dans les années 1990 et 2000. Son porte-parole a précisé que Clinton avait cessé de fréquenter Epstein avant que ses crimes ne soient révélés.
Le Congrès a le pouvoir de détenir une personne jusqu'à ce qu'elle se conforme à une convocation. Cela peut inclure l'envoi d'une certification de contempt au ministère de la Justice pour poursuites. Selon le Service de recherche du Congrès, le non-respect continu d'une convocation peut entraîner des sanctions légales.
Le contempt criminel du Congrès est un délit passible d'une amende allant jusqu'à 100 000 dollars et d'une peine d'emprisonnement pouvant atteindre un an. Les législateurs des deux partis cherchent à en savoir plus sur les associations d'Epstein avec des personnalités puissantes.
La situation autour de Bill Clinton et de Jeffrey Epstein continue de susciter des débats. Les républicains sont déterminés à faire respecter les convocations, tandis que les Clintons dénoncent une manœuvre politique. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la transparence et la responsabilité des anciens dirigeants.