
Trois ressortissants albanais, âgés d’une vingtaine d’années, ont été mis en examen ce jeudi à Paris pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Soupçonnés d’organiser un juteux trafic de cocaïne au détail, ils ont été écroués dans la soirée. Cette affaire débute il y a quelques mois avec des enquêtes menées par la sûreté territoriale de Paris.
Les enquêteurs ont recueilli des informations sur cette petite équipe de trafiquants. Ils ont mené des opérations de surveillance avant d’identifier un trio logé à Paris, notamment dans le VIIe et le XVIIIe arrondissement, ainsi qu’à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Ce groupe fonctionnait comme une centrale d’appel, stockant la marchandise dans un appartement nourrice.
Les clients passaient commande via une messagerie cryptée et recevaient leur livraison à domicile. Fait notable, les coursiers se déplaçaient à pied, évitant ainsi l’utilisation de véhicules. Une source proche de l’affaire a déclaré : « C’est plus fatigant, mais plus discret et moins risqué. » Il semble également que ce trio se fournissait en Belgique.
Le mardi 17 février, les forces de l’ordre ont lancé une opération d’interpellations. Les trois suspects ont été surpris à leur domicile. Les perquisitions ont permis de saisir 2 kg de cocaïne. Ils ont été placés en garde à vue dans les locaux de la sûreté dans le premier arrondissement.
Durant leurs auditions, les suspects ont avoué sans difficulté leur implication dans le trafic. Les avocats des suspects, Me Sarah Monchalin et Me Inès Chouieb, ont choisi de ne pas s’exprimer sur cette affaire. Le parquet a requis la non-publicité des débats devant le juge de la détention, sans répondre aux sollicitations des médias.
Pour mémoire, d’autres ressortissants albanais avaient été arrêtés en avril 2025. Sept citoyens de ce pays et un Français, âgés de 20 à 50 ans, animaient une plateforme de livraison de drogue. Ces livreurs se déplaçaient à vélo, illustrant la diversité des modes opératoires des criminels albanais.
Les criminels albanais sont souvent impliqués dans des activités telles que les cambriolages, le proxénétisme et le trafic de drogue. Ils sont connus pour leur polyvalence et leur organisation. Les clans originaires de ce pays se basent sur un ancien droit coutumier, imposant une hiérarchie et des liens familiaux.
Ces groupes, régis par leurs propres règles internes et une loi du silence, se sont imposés dans le paysage criminel français. En matière de drogue, ils sont particulièrement actifs dans l’est de l’hexagone, témoignant de leur présence et de leur influence.
Cette affaire met en lumière le trafic de drogue organisé par des ressortissants albanais à Paris. Les arrestations récentes soulignent l'efficacité des forces de l’ordre dans la lutte contre ce phénomène. Les enquêtes se poursuivent pour démanteler ces réseaux criminels et limiter leur impact sur la société.