
La Marine nationale a réalisé une saisie impressionnante de 4,249 tonnes de cocaïne sur un navire en Polynésie française. Cette opération a été confirmée mercredi par le Haut-commissariat dans un communiqué, suite à une information de la chaîne locale TNTV. Le navire, en provenance d’Amérique centrale, transportait 174 ballots de cocaïne et se dirigeait prétendument vers l’Afrique du Sud.
La drogue a été détruite en mer, loin de la zone économique exclusive (ZEE) polynésienne et de son aire marine protégée. L’armée a précisé à l’AFP que, conformément aux pratiques en droit international, le navire et son équipage ont été autorisés à reprendre la navigation.
Le parquet de Papeete n’a pas engagé de poursuites contre le navire intercepté. L’objectif est de concentrer les ressources judiciaires françaises sur les faits ayant un lien direct avec le territoire national. De plus, la drogue saisie n’était pas destinée au marché polynésien, incapable d’absorber une telle quantité.
Cette situation rappelle une saisie antérieure de 4,87 tonnes de cocaïne effectuée mi-janvier. Le navire concerné est actuellement en réparation aux Iles Cook, mais il est sous surveillance constante, selon les autorités locales.
Les navires interceptés sont suivis par satellite, et d'autres pays du Pacifique peuvent engager des procédures judiciaires. Les polices et douanes de la région collaborent activement pour freiner le trafic de stupéfiants en provenance d’Amérique latine, à destination de pays consommateurs comme l’Australie.
La Polynésie française, située sur ces routes maritimes, fait face à une importante consommation de méthamphétamines. Cependant, sa faible population de 280 000 habitants lui permet d’éviter d’être la cible d’un trafic de drogue massif.
La saisie de cocaïne par la Marine nationale souligne l'importance de la surveillance maritime et de la coopération internationale dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Bien que la Polynésie française soit touchée par la consommation de drogues, sa population modeste limite son exposition à des réseaux de trafic de grande envergure.