
La récente publication d'un membre de l'équipe parlementaire du député Rassemblement national (RN) Jérôme Buisson a suscité un véritable tollé. Ce dernier a annoncé, dans un communiqué, la mise à pied « à titre conservatoire » de son collaborateur, suite à des propos jugés inacceptables. Il a également promis des mesures administratives et disciplinaires après une audition.
Le collaborateur en question a publié sur X : « J’ai fait un rêve : quatre décès. Et le peuple empli de joie ». Ce message était accompagné d'une photo de figures de gauche, dont la militante antiraciste Assa Traoré et des élues insoumises. Jérôme Buisson a réagi fermement, affirmant que ces mots ne reflètent pas les valeurs qu'il défend. Il a condamné toute forme de violence.
Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise, a accusé le collaborateur du RN d'appeler à « tuer des parlementaires et des personnalités politiques ». Il a partagé une capture d'écran de la publication pour étayer ses accusations. Selon lui, l’extrême droite cherche à plonger le pays dans une violence généralisée.
Une autre publication de ce collaborateur a également provoqué l'indignation. Il aurait écrit : « L’extrême gauche tue. Tuons l’extrême gauche » sur le réseau social X. Toutefois, cette publication n'a pas pu être authentifiée car il a supprimé son compte après le tollé.
Ces événements surviennent après le décès d'un étudiant de 23 ans, prénommé Quentin, suite à des violences à Lyon entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche. Marion Maréchal, députée européenne d’extrême droite, a directement accusé La France insoumise, déclarant que « la milice de Mélenchon et LFI a tué ».
Suite à ces tensions, plusieurs locaux et permanences de la France insoumise ont été dégradés dans des villes comme Paris, Rouen et Bordeaux. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ces actes et les accusations portées contre les Insoumis, les qualifiant de sans fondement.
Cette situation met en lumière les tensions politiques croissantes en France. Les déclarations et actions des différents partis soulignent un climat de violence et d'accusations mutuelles. Il est crucial de suivre l'évolution de cette affaire et ses répercussions sur la scène politique.