
Un acte commandité en représailles a été mené suite aux actions pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans le quartier. Plus d'un mois après l'incendie criminel du collège Champollion à Dijon, cinq personnes ont été interpellées. Olivier Caracotch, le procureur de la République, a annoncé cette nouvelle dans un communiqué de presse.
Dans la nuit du 12 au 13 décembre, un incendie a causé d'importants dégâts dans un bâtiment du collège Champollion, situé dans le quartier des Grésilles, classé prioritaire. Les premiers éléments de l'enquête ont révélé plusieurs départs de feu concomitants et la présence de produits inflammables, laissant présager un acte criminel.
Un commando de quatre personnes a été aperçu quittant les lieux. Le 23 décembre, face à ces faits particulièrement graves, le parquet de Dijon a ouvert une information judiciaire pour destruction de bien par incendie en bande organisée. Ces actes sont passibles d'une peine de 20 ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d'amende.
Grâce à l'exploitation de vidéosurveillance et à des relevés d'ADN, la police de Dijon a identifié cinq personnes susceptibles d'être impliquées. Ces individus ont été interpellés et placés en garde à vue. Parmi eux, quatre sont des mineurs âgés de 15 à 17 ans, dont deux sont déjà impliqués dans des procédures judiciaires pour trafic de stupéfiants.
Les deux autres mineurs sont connus pour des faits de délit de droit commun. La cinquième personne est une femme de 27 ans, sans antécédents judiciaires. Après l'incendie, le préfet et des responsables politiques ont évoqué un lien entre cet acte et le travail des forces de l'ordre contre le trafic de drogue dans le quartier.
En mars, la médiathèque à proximité avait également été la cible d'un incendie volontaire. Le procureur de la République a précisé que cette piste était privilégiée au vu du mode opératoire. Ce mardi, cette hypothèse semble se confirmer.
Olivier Caracotch a souligné que le profil des personnes mises en cause, le mode opératoire utilisé et le fait qu'aucun des mineurs interpellés ne soit scolarisé au collège Champollion renforcent l'idée que cet incendie aurait été commandité en représailles aux actions des autorités publiques.
Les gardes à vue des cinq suspects, débutées ce mardi matin, peuvent durer jusqu'à quatre jours. Le procureur rappelle que plusieurs mois de travaux seront nécessaires pour remettre le bâtiment en état, avec l'objectif d'être prêt pour la rentrée de septembre 2026.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes liées au trafic de stupéfiants dans le quartier. Les autorités locales doivent maintenant travailler à rétablir la sécurité et la confiance des habitants. Les efforts pour lutter contre la délinquance doivent être intensifiés afin de prévenir de futurs incidents.
En conclusion, l'incendie du collège Champollion souligne l'importance d'une réponse collective face à la criminalité. La coopération entre les forces de l'ordre et la communauté est essentielle pour créer un environnement sûr et protéger les infrastructures éducatives.