
Les présentateurs des « 20 Heures » de France 2 ont récemment été entendus par les parlementaires. Malgré des questions parfois inattendues, ils ont su garder leur calme. Ce lundi à l’Assemblée nationale, la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public a poursuivi ses travaux avec deux sessions distinctes.
À partir de 9h30, Léa Salamé, à la tête du « 20 Heures » depuis la rentrée, a été auditionnée. Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a rapidement clarifié que partager la vie d’un homme politique n’est pas interdit. Salamé a souligné sa position : elle se retirerait immédiatement si son compagnon, Raphaël Glucksmann, se présentait à la présidentielle.
Lors des interrogations, elle a été questionnée sur une hypothétique relation avec Jordan Bardella. Elle a répondu, visiblement amusée, qu'il était injuste de penser qu'une compagne ne pourrait pas être embauchée par le service public. À l’issue de son audition, elle a précisé n'avoir jamais négocié son salaire, affirmant qu'il était le même que celui de ses prédécesseurs.
Salamé a également abordé des sujets sensibles, comme l’affaire Legrand/Cohen. Elle a exprimé son choc face à l’écoute de journalistes et a appelé à une prise de conscience collective. Concernant une confusion sur le professeur assassiné Dominique Bernard, elle a réitéré ses excuses aux familles concernées.
Hugo Plagnard, son rédacteur en chef, a ajouté qu’un audit avait été mené pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent. Il a affirmé qu'il y aurait un avant et un après cette affaire, soulignant l’importance de la communication.
À 14h30, Laurent Delahousse a été auditionné. Les questions étaient moins incisives, évitant les sujets controversés. Il a mis en avant sa liberté au sein de la chaîne publique, qui lui a permis de créer l’émission « Un jour, un destin ».
Delahousse a défendu son JT face à celui de TF1, que les députés considèrent comme un modèle. Il a insisté sur le fait que leur travail consiste à proposer un journal différent, tout en étant vigilants sur la gestion du budget de France Télévisions.
Les auditions de Léa Salamé et Laurent Delahousse ont mis en lumière les défis auxquels fait face l’audiovisuel public. Les deux présentateurs ont su répondre aux questions avec assurance. Ces échanges soulignent l'importance de la transparence et de la responsabilité dans le paysage médiatique français.