
La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public reprend ses travaux ce lundi. Les auditions prévues pour les prochaines semaines incluent des personnalités telles que Léa Salamé, Rachida Dati et plusieurs représentants de Reporters sans frontières (RSF). Cette annonce a été faite par le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, dans un communiqué publié sur X.
Après une pause de près d’un mois, le député a repris les convocations suite à une réunion du bureau de la commission d’enquête. Il a souligné l’importance d’éviter que la commission ne se transforme en un tribunal politique, en privilégiant une approche thématique cohérente pour les auditions.
Le journaliste Pierre Haski sera auditionné le 21 janvier en tant que président de RSF, accompagné de deux autres représentants de l’association. Léa Salamé, figure emblématique du 20 heures de France 2, suivra le 2 février, tout comme Laurent Delahousse et la ministre de la Culture, Rachida Dati, le 5 février.
Plusieurs séries d’auditions seront également consacrées à l’activité de France Télévisions. Le président de la commission a rappelé que l’objectif principal est d’explorer la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public.
Les travaux de la commission, lancés fin novembre à la demande de l’UDR, se déroulent dans un climat particulièrement tendu. Le parti ciottiste, allié du Rassemblement national (RN), plaide pour la privatisation du service public de l’audiovisuel. Cette situation a généré des tensions, notamment suite aux déclarations de la présidente de Radio France, Sibyle Veil, qui a dénoncé les déformations publiques de ses propos.
Dans un courrier adressé aux membres de la commission, elle a visé des publications sur X de son rapporteur, Charles Alloncle. Ce climat a conduit à des ajustements dans le fonctionnement de la commission.
Jérémie Patrier-Leitus a également annoncé de nouveaux principes pour encadrer les auditions. Ces principes, approuvés par le rapporteur et les membres du bureau, interdisent aux membres de la commission de communiquer en temps réel sur les réseaux sociaux. En cas de non-respect, des sanctions, comme la suspension de l’audience, pourront être appliquées.
De plus, il est crucial de ne pas déformer les propos tenus par les personnes auditionnées. En cas de manquement, une réunion du bureau de la commission sera convoquée pour traiter la situation.
La reprise des auditions de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public marque une étape importante dans l’examen de la neutralité et du fonctionnement des médias publics. Avec un calendrier chargé et des principes stricts, la commission vise à mener ses travaux dans un cadre respectueux et professionnel.