Marine Le Pen a qualifié la décision judiciaire de "bombe nucléaire" lancée par le système. La leader de l'Agrupación Nacional (RN) a exprimé sa colère après la sentence pour malversación de fonds, la rendant presque incapable de participer aux élections présidentielles de 2027. Elle a affirmé que cette décision vise à empêcher sa victoire électorale.
Dans un ton combatif, Le Pen a déclaré : "Nous ne permettrons pas que les Français soient volés lors des élections présidentielles." Elle a dénoncé l'intervention des magistrats comme une altération de l'ordre public et a appelé ses partisans à ne pas se laisser intimider.
Le Tribunal d'Appel de Paris a confirmé avoir reçu trois recours contre la sentence. Cela ouvre la possibilité que Le Pen puisse se présenter en tant que candidate si elle réussit à inverser la décision avant l'élection. Le délai accordé pourrait être crucial pour son avenir politique.
Les attaques verbales de Le Pen ont coïncidé avec une montée des menaces et des attaques personnelles contre les magistrats, dénoncées par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Le procureur général, Rémy Heitz, a défendu la justice en affirmant que les décisions étaient prises par des juges indépendants.
Jordan Bardella, président de RN, a également critiqué la décision, la qualifiant de "décision disproportionnée". Il a lancé un appel à des manifestations "populaires et pacifiques" en soutien à Le Pen. Bardella a averti que les attaques contre Le Pen sont une tentative d'empêcher son ascension au pouvoir.
Il a questionné la démocratie en France, soulignant que des décisions graves sont prises sans possibilité d'appel. Ce climat de tension a mis en lumière un débat plus large sur l'état de droit et la justice en France.
Le Premier ministre, François Bayrou, a exprimé son "soutien inconditionnel" aux juges, tout en reconnaissant ses doutes sur l'inéligibilité immédiate de Le Pen. Il a appelé à réfléchir sur l'utilisation de l'exécution provisoire dans ce contexte judiciaire.
La décision de Le Pen de se conformer à la sentence, bien qu'elle ait fait appel, a été perçue comme une contrainte majeure. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a exprimé l'espoir que le traitement de l'appel se fasse rapidement, bien que des experts estiment que cela pourrait prendre un an.
Donald Trump a exprimé sa solidarité avec Le Pen, établissant un parallèle avec ses propres problèmes judiciaires. Il a souligné l'importance de la situation, affirmant que Le Pen, malgré sa position favorable dans les sondages, n'a pas le droit de se présenter.
Les sondages montrent que Le Pen est perçue comme la candidate favorite pour les élections de 2027, avec 37% des voix en première ronde. Toutefois, une majorité des Français considère la décision judiciaire comme "normale", ce qui soulève des questions sur la perception de la justice et de la politique en France.
La situation actuelle de Marine Le Pen soulève des enjeux politiques majeurs en France. La décision judiciaire, perçue comme un coup dur pour sa carrière, a déclenché des réactions vives tant au sein de son parti qu'à l'échelle nationale. À l'approche des élections présidentielles, l'impact de cette décision continuera d'être un sujet de débat intense.