
Les conducteurs débutants pourraient devoir attendre jusqu'à six mois avant de pouvoir passer leur test pratique. Cette mesure, qui sera dévoilée par le gouvernement dans le cadre d'une stratégie de sécurité routière, vise à réduire le nombre d'accidents sur les routes britanniques.
Les conducteurs en Angleterre et au Pays de Galles pourraient faire face à une période d'attente minimale de six mois entre le test théorique et le test pratique. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une stratégie plus large pour améliorer la sécurité routière, qui sera soumise à consultation.
Le gouvernement espère que cette période d'apprentissage prolongée aidera les conducteurs à découvrir différentes conditions de conduite. Actuellement, les conducteurs peuvent commencer à prendre des leçons dès l'âge de 17 ans et réserver un test pratique après avoir réussi l'examen théorique.
En raison d'un retard causé par la pandémie de Covid, les conducteurs débutants doivent déjà attendre environ six mois pour passer leur test pratique. Ce retard pourrait durer jusqu'à fin 2027, ce qui signifie que les jeunes conducteurs pourraient ne pas passer leur test immédiatement après leur 17e anniversaire.
Cette nouvelle réglementation pourrait également mettre fin à la pratique où les adolescents réussissent leur test quelques jours après avoir eu 17 ans, les obligeant à attendre au moins 17 ans et demi.
Il y a eu de nombreuses campagnes en faveur des licences de conduite graduées (GDL) au Royaume-Uni. Ces licences limiteraient les jeunes conducteurs, par exemple en interdisant le transport de passagers de leur âge ou la conduite de nuit. Ces mesures sont soutenues par des parents de jeunes victimes d'accidents de la route.
Sharron Huddleston, dont la fille a été tuée dans un accident, plaide depuis huit ans pour l'introduction de ces licences. Elle soutient la période d'apprentissage proposée, mais insiste également sur la nécessité de mesures de sécurité après le test.
L'Automobile Association (AA) a salué les mesures annoncées, mais a déploré l'absence de GDL, qualifiant cela de manque à gagner. Son président, Edmund King, a souligné que limiter le nombre de passagers du même âge pourrait sauver des vies.
La stratégie de sécurité routière vise également à réduire les décès dus à la vitesse, à l'alcool au volant, et à l'utilisation du téléphone portable. Des technologies, comme des éthylomètres intégrés, seront également envisagées pour empêcher les conducteurs ivres de démarrer leurs véhicules.
La proposition d'une période d'apprentissage minimale pour les conducteurs débutants pourrait avoir un impact significatif sur la sécurité routière. En offrant plus de temps pour acquérir des compétences, le gouvernement espère réduire les accidents et sauver des vies. Les discussions autour de cette stratégie continueront d'évoluer dans les mois à venir.