
La 62e Conférence sur la sécurité de Munich a débuté ce vendredi en Bavière, en Allemagne. Cet événement se déroulera jusqu'à dimanche et rassemblera des dizaines de chefs d'État, de gouvernement, de ministres, de militaires et de dirigeants d'entreprise. Ils discuteront de la situation mondiale en matière de sécurité et de stabilité.
La Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) a été fondée par Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin, un résistant au nazisme. En 1963, il a organisé la première édition pour favoriser le dialogue sur la sécurité pendant la Guerre froide. À l'époque, l'événement rassemblait une soixantaine de participants, dont le célèbre politologue Henry Kissinger.
Initialement centrée sur l'Occident, la conférence a élargi sa portée à l'Europe de l'Est et à la Russie dans les années 1990. Aujourd'hui, elle inclut également des pays comme l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Chine. Munich, qui a vu naître le nazisme, symbolise désormais la fin de ce régime.
Chaque année, deux hôtels sont réservés pour la conférence. Le Bayerischer Hof, qui accueille l'événement depuis 1963, offre 40 espaces événementiels et un spa conçu par l'architecte française Andrée Putman. À proximité, le Rosewood Munich est également dédié à la conférence.
Pour garantir la sécurité, près de 5 000 policiers sont mobilisés à Munich. L'an dernier, la conférence a attiré 450 participants, dont plus de 50 chefs d'État. Cette année, la participation s'annonce tout aussi importante, avec près de 50 chefs d'État confirmés.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a ouvert les débats, tandis que le président français Emmanuel Macron clôturera la journée par un discours. Les Européens, plus unis sur la défense, subissent la pression de leur allié américain. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est également attendu, espérant le soutien de ses alliés européens.
Parmi les intervenants figurent des personnalités comme le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi et la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio prendra la parole demain, tandis que la Russie sera absente, n'ayant pas assisté à la conférence depuis que Vladimir Poutine a critiqué l'OTAN en 2007.
Les discussions porteront sur des thèmes cruciaux tels que la guerre en Ukraine et la désintégration de l'ordre international. Les dirigeants européens cherchent à élargir leurs interlocuteurs pour négocier avec la Russie. La diplomatie est essentielle pour trouver une issue pacifique à ce conflit.
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a déjà abordé les efforts de paix à Munich avec son homologue chinois. Les prochaines négociations entre Moscou, Kiev et Washington se tiendront la semaine prochaine à Genève.
La Conférence de Munich sur la sécurité représente un moment clé pour aborder les enjeux mondiaux. Avec des intervenants de haut niveau et un contexte international tendu, les discussions s'annoncent cruciales pour l'avenir de la sécurité mondiale. Les attentes sont élevées, et chaque discours pourrait influencer les décisions à venir.