
L'initiative des congés menstruels à l'Université de Limoges a suscité un vif intérêt. Mise en place en octobre 2025, elle visait à offrir un soutien aux étudiantes souffrant de règles douloureuses. Cependant, la situation a rapidement évolué, entraînant des controverses inattendues.
Au départ, l'objectif était de permettre aux étudiantes de bénéficier de jusqu'à dix jours d'absence par an, sans nécessité de certificat médical. Une enseignante a souligné la volonté de prendre en compte des situations compliquées pour certaines jeunes femmes.
Raphaël Jamier, vice-président de l’Université, a précisé que cette mesure était ouverte à tous les étudiants, sans distinction de genre. L'idée était d'éviter toute stigmatisation et de favoriser un environnement inclusif.
Rapidement, des enseignants ont remarqué que de nombreux garçons de l’Ensil-Ensci ne se présentaient pas en cours. En effet, ils profitaient également des jours de congé, manquant ainsi des travaux pratiques obligatoires. Cette situation a soulevé des inquiétudes parmi le corps enseignant.
En trois mois, environ une cinquantaine de garçons auraient utilisé ce dispositif, totalisant près de cent jours d'absence. Les enseignants ont exprimé leur indignation, estimant que cela était irrespectueux envers les femmes qui avaient réellement besoin de ces jours.
Face à cette situation, un recadrage a été nécessaire. Le 19 décembre, un courrier a été envoyé par les vice-présidents de la vie étudiante pour rappeler les règles en vigueur. Ce message a également menacé de sanctions les contrevenants.
Il a été clairement stipulé que seules les personnes souffrant biologiquement d'un syndrome menstruel pouvaient bénéficier du congé. Les auteurs de la lettre ont insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un congé menstruel et non mensuel, soulignant l'importance de la terminologie.
En somme, l'initiative des congés menstruels à l'Université de Limoges a mis en lumière des enjeux de confiance et d'égalité. Bien que l'intention initiale ait été louable, les abus ont nécessité des ajustements pour respecter les besoins des étudiantes. Cette situation soulève des questions sur la mise en œuvre de telles mesures dans un cadre inclusif.