
Un conseiller du Kent, Peter Osborne, a suscité la controverse après avoir envoyé un message WhatsApp dans lequel il exprimait le souhait de frapper un collègue anonyme. Ce message, qualifié de "frustrant" par Osborne, a été envoyé suite à la fuite d'une vidéo d'une réunion de parti tendue.
Le conseil a décidé de ne prendre aucune mesure contre Osborne, membre du cabinet responsable des transports. Cette décision fait suite à une plainte déposée par des leaders de l'opposition concernant le comportement de l'élu. Le texte en question disait : "J'espère que ce mouchard est un homme pour que je puisse le frapper droit dans la mâchoire."
Le conseil du Kent a informé les leaders des groupes politiques, y compris les Liberal Democrats, les Verts et les Travailleurs, que leur plainte conjointe avait été rejetée. Ils avaient accusé Osborne de violer le code de conduite du conseil en faisant preuve de harcèlement et de comportement intimidant.
Dans leur plainte, ils avaient souligné que des messages comme celui-ci pouvaient créer un environnement hostile. Reform UK a qualifié cette plainte de "faux outrage", affirmant qu'Osborne n'agissait pas en tant que conseiller au moment de l'envoi du message.
Malgré le rejet de la plainte, des figures politiques comme Antony Hook, leader des Liberal Democrats, ont exprimé leur désaccord. Hook a déclaré qu'il était inacceptable qu'un conseiller puisse dire à ses collègues qu'il souhaite les frapper.
Bill Barrett, qui dirige les Independent Reformers, a également critiqué la décision, la qualifiant de "très inquiétante". Il a souligné qu'il semblait possible pour un conseiller de proférer des menaces sans conséquence dans des groupes WhatsApp internes.
La situation a été exacerbée par la diffusion d'une vidéo où le leader du groupe Reform UK, Linden Kemkaran, était vu en train de crier et de jurer à l'encontre de ses collègues. En réponse à cette vidéo, Reform UK a suspendu cinq conseillers.
Le leader du groupe conservateur, Harry Rayner, a indiqué qu'il explorerait des voies pour contester le rejet de la plainte. Un porte-parole du conseil du Kent a précisé que les questions liées à des plaintes individuelles ne seraient pas discutées publiquement.
Cette affaire soulève des questions importantes sur la responsabilité des élus et le comportement approprié au sein des instances politiques. La décision du conseil de ne pas agir pourrait avoir des répercussions sur la perception du public concernant la conduite des conseillers et leur engagement envers un environnement de travail respectueux.