
Le parlement australien a récemment voté en faveur d'un programme national de rachat d'armes, ainsi que des réformes concernant les armes à feu et les discours de haine, suite à la tragédie de Bondi Beach. Cette décision intervient un mois après le tireur qui a causé la mort de 15 personnes.
Le ministre de l'Intérieur, Tony Burke, a déclaré que les tireurs n'auraient pas eu accès aux armes à feu légalement si une telle législation avait été en place avant l'attaque. Il a souligné que les individus impliqués avaient "la haine dans le cœur et des armes dans les mains".
Le projet de loi sur la réforme des armes a été adopté par la Chambre des représentants par un vote de 96 à 45. Il comprend des contrôles d'importation plus stricts et des mesures pour améliorer le partage d'informations entre les agences de renseignement concernant les demandes de licences d'armes.
Le programme de rachat visera les armes excédentaires et celles nouvellement restreintes, ce qui devrait réduire le nombre de quatre millions d'armes enregistrées en Australie. Burke a exprimé son choc face à la réalité que le pays possède plus d'armes qu'avant l'attaque de Port Arthur en 1996.
Cette attaque, qui a fait 35 victimes, avait conduit à l'introduction de certains des contrôles d'armes les plus stricts au monde. Les réformes actuelles visent à renforcer la sécurité des Australiens.
Le parlement a également adopté des réformes concernant le discours de haine, visant à lutter contre l'antisémitisme. Ces réformes avaient été initialement incluses dans un projet de loi omnibus, mais ont été séparées après que l'opposition et les Verts ont exprimé leur opposition.
Bien que le gouvernement du Parti travailliste dispose d'une majorité confortable, il a besoin du soutien d'autres partis au Sénat. Les députés de la coalition ont exprimé des préoccupations concernant la liberté d'expression et le manque de clarté de la législation.
Le leader des Libéraux, Sussan Ley, a annoncé que son parti avait trouvé un accord avec le gouvernement sur une version modifiée de la législation. Elle a déclaré que les Libéraux avaient "pris des mesures pour corriger une législation" mal gérée par le gouvernement.
Le projet de loi inclut des dispositions interdisant les groupes jugés comme répandant la haine, avec un examen tous les deux ans par un comité parlementaire. L'opposition sera également consultée sur l'inscription et la désinscription des organisations extrémistes.
Les réformes proposées par le parlement australien visent à renforcer la sécurité publique et à lutter contre la haine. Avec le soutien nécessaire, ces mesures pourraient transformer le paysage législatif en Australie, rendant le pays plus sûr pour tous.