
Le président d'Aragón, Jorge Azcón, a exigé la convocation "urgente" d'un Conseil de Politique Fiscale et Financière. Cette demande fait suite à l'accord entre Pedro Sánchez et Oriol Junqueras, permettant à la Catalogne de recevoir 4,7 milliards d'euros supplémentaires en financement. Azcón a déjà contacté plusieurs de ses homologues au niveau régional.
Il souhaite discuter avec tous les présidents régionaux, indépendamment de leur couleur politique. Il a déclaré que les décisions concernant les Aragonais, les Extrémadiens, les Andalous ou les Castillans doivent être prises collectivement, et non unilatéralement avec une seule communauté autonome.
Pour Azcón, le pacte entre le gouvernement et ERC représente un "agravement" pour sa communauté. Il a exprimé son inquiétude, affirmant que cela le rend "profondément en colère". Il a critiqué le PSOE, déclarant qu'ils se sont "dévoilés" et que rien ne leur importe plus.
Il craint que les barons socialistes ne le soutiennent pas dans son initiative. Néanmoins, il espère qu'ils seront cohérents avec leurs principes et rejoindront sa demande.
Le président de Castilla-La Mancha, Emiliano García-Page, a également critiqué la rencontre entre Sánchez et le leader indépendantiste. Il a qualifié l'accord de "plus grand écart à l'idéologie du Parti Socialiste de toute son histoire".
Les détails concernant l'application du nouveau système de financement restent flous. María Jesús Montero, la ministre des Finances, doit encore expliquer le modèle que le gouvernement compte utiliser pour justifier cette nouvelle concession à la Catalogne.
Azcón considère cette mesure comme "la plus grande menace pour nos services publics". Selon lui, cela signifie qu'un hôpital ou une école en Catalogne disposera de plus de ressources qu'un établissement en Aragón.
En réponse aux déclarations de Pilar Alegría, le baron populaire a promis de "défendre avec acharnement" sa région. Il a ajouté qu'il ne permettra pas que les arguments de Moncloa induisent en erreur.
Le débat sur le financement émerge à l'aube de la pré-campagne en Aragón, à un mois des élections régionales du 8 février. Azcón espère que les Aragonais "prendront note de cet affront" et sanctionneront le PSOE aux urnes.
Dans ce contexte, Alegría a promis de défendre "avec force" que sa région "soit respectée". Cependant, la manœuvre de Pedro Sánchez place son ex-porte-parole dans un conflit d'intérêts difficile à résoudre.
La situation politique en Aragón est tendue, avec des enjeux financiers et des réactions fortes des dirigeants régionaux. Les décisions du gouvernement central risquent d'affecter non seulement les relations interrégionales, mais aussi les résultats des prochaines élections.