
Jean-Marc Morandini a épuisé toutes les voies de recours possibles. Ce mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a définitivement reconnu sa culpabilité. Son pourvoi a été déclaré « non admis » concernant sa condamnation pour corruption de mineurs. Les faits remontent à des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.
À 60 ans, l'animateur continue d'officier sur la chaîne CNews avec une émission quotidienne. Il avait été condamné le 21 mars 2025 à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 20 000 euros par la cour d'appel de Paris. En plus de cela, une interdiction définitive d'exercer une profession en contact avec des mineurs a été prononcée.
La justice a également confirmé son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. En première instance, en décembre 2022, il avait reçu une peine d'un an de prison avec une période de sursis probatoire de deux ans.
Dans cette affaire, Morandini est accusé d'avoir envoyé des messages à deux jeunes de 15 ans en 2013 et 2015-2016. Pour l'un, il évoquait des scénarios sexuels, tandis qu'il demandait à l'autre d'envoyer une photo dénudée. En 2009, il a également été reconnu coupable d'avoir demandé à un adolescent de 16 ans de se dénuder lors d'une audition pour un film qui n'a jamais été réalisé.
En janvier 2025, il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel envers un jeune comédien. Cette peine est de six mois supérieure à celle prononcée en première instance. Dans ce dossier, il était poursuivi pour avoir encouragé des comédiens âgés de 19 à 26 ans à s’exhiber nus pour les castings d'une web-série intitulée « Les Faucons ».
Jean-Marc Morandini a déposé un pourvoi en cassation dans cette dernière affaire. Ce dernier n'a pas encore été examiné par la justice. La situation de l'animateur reste donc complexe, avec des conséquences importantes sur sa carrière et sa réputation.
La condamnation de Jean-Marc Morandini illustre des problématiques graves liées à la protection des mineurs. Les décisions de justice soulignent l'importance de la responsabilité des professionnels en contact avec des jeunes. Les conséquences de ses actes pourraient avoir un impact durable sur sa vie personnelle et professionnelle.