
Un juge de Séville a convoqué 18 personnes dans une affaire de corruption liée à l'époque du PSOE au sein de la Junta d'Andalousie. Cette affaire concerne un aval irrégulier d'un million d'euros accordé à une entreprise ayant également bénéficié des aides des ERE.
Parmi les investigués, on trouve au moins quatre anciens hauts fonctionnaires déjà condamnés dans le cadre du dossier des ERE. Ces personnes incluent l'ancien conseiller du gouvernement andalou, Francisco Vallejo, ainsi que les anciens vice-conseillers Agustín Barberá et Jesús María Rodríguez Román.
De plus, Jacinto Cañete, l'ancien directeur général de l'Agence IDEA, fait également partie des cités. Ces investigations sont menées par le Juzgado de Instrucción 6 de Séville, qui examine la concession "indue" d'une aide sous forme d'aval.
L'Agencia IDEA a accordé un aval de 1.190.000 euros à la société Grupo TPM, Inversiones Plásticas TPM S.L. Cette entreprise avait déjà reçu 1,5 million d'euros en 2008, provenant du fonds de reptiles qui alimentait les ERE irréguliers.
Le juge a notifié cette semaine qu'il a accepté la demande du parquet anticorruption et a convoqué les 18 personnes concernées entre le 17 et le 25 février. Il a également prolongé la période d'instruction de six mois supplémentaires, jusqu'au 21 juin 2026.
Les investigations portent sur des prévarications et des malversations, en lien avec la concession d'aides à Grupo TPM. Ces aides ont été accordées "sans respect des critères et conditions nécessaires", car l'entreprise était en crise, sans viabilité future.
Le juge a souligné que les anciens hauts fonctionnaires auraient utilisé "illicitement" les avals pour transférer des fonds publics à Grupo TPM de manière injustifiée et arbitraire.
Le magistrat a demandé à l'Agencia IDEA de fournir "toute la documentation" relative à la concession des aides, y compris des rapports et des communications. Il souhaite savoir si les deux aides directes mentionnées ont été effectivement versées par l'agence.
Par ailleurs, le juge a ordonné à la Garde Civile d'élargir son enquête pour identifier les responsables de Grupo TPM ayant participé à la concession irrégulière de l'aval.
Cette affaire de corruption met en lumière des pratiques douteuses au sein de la Junta d'Andalousie. Le suivi de cette enquête pourrait avoir des répercussions significatives sur la transparence et la responsabilité des institutions publiques.