
Le département de la Côte-d’Or a récemment annoncé son intention d'interdire les produits en provenance d’Amérique du Sud dans les restaurants scolaires. Cette décision répond aux conséquences du traité avec le Mercosur. Le département, qui compte environ un demi-million d'habitants, a précisé qu'une circulaire sera envoyée aux principaux des collèges concernant l’approvisionnement.
Le président UDI, François Sauvadet, a déclaré : « Nous ne pouvons accepter une concurrence déloyale qui mettrait en péril nos agriculteurs, nos territoires et notre souveraineté alimentaire ». Cette position s'inscrit dans un contexte où la protection des agriculteurs locaux est devenue une priorité.
Mi-janvier, le département du Loiret avait pris une décision similaire pour ses 68 collèges publics. Le président de cette collectivité a également souligné les effets négatifs de cet accord sur la souveraineté alimentaire en France.
Le département de la Côte-d’Or a donc fixé une consigne claire : aucun produit alimentaire originaire d’Amérique du Sud ne sera servi dans les assiettes des collégiens. Cette décision fait suite à la signature d’un accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, qui a suscité de vives critiques parmi les agriculteurs français.
François Sauvadet a également ajouté : « Il est indispensable de garantir la protection de l’élevage français et son modèle familial et herbager ». Cette déclaration souligne l'importance de maintenir des normes élevées en matière de santé et d'environnement.
En Côte-d’Or, l’approvisionnement en produits locaux, durables et de qualité pour les jeunes collégiens s’établit à plus de 55 %. Ce chiffre est légèrement supérieur à l’objectif fixé par la loi Egalim, qui est de 50 %. Cela démontre un engagement fort vers une alimentation responsable et respectueuse des normes locales.
Le département continue de travailler pour améliorer cette situation, en veillant à ce que les jeunes aient accès à une nourriture saine et provenant de sources durables.
La décision du département de la Côte-d’Or de bannir les produits en provenance d’Amérique du Sud dans les collèges reflète une volonté de protéger les agriculteurs locaux et de garantir la souveraineté alimentaire. Ce choix s'inscrit dans une démarche plus large de promotion des produits locaux et durables, essentielle pour l'avenir de l'alimentation en France.