
La fin imminente du traité New START entre les États-Unis et la Russie suscite de vives inquiétudes. Ce traité, qui limite le nombre d'ogives nucléaires stratégiques déployées, joue un rôle crucial dans la régulation des armements nucléaires. Sa date d'expiration pourrait marquer le début d'une nouvelle course aux armements.
Signé en 2010, le traité New START limite chaque pays à 1 550 ogives nucléaires. Il a également introduit des mesures de transparence, comme des notifications et des inspections sur site. L'expiration de ce traité met fin à la coopération en matière de contrôle des armements entre Washington et Moscou, qui a contribué à apaiser les tensions de la Guerre froide.
Le Pape Léon a récemment appelé à un renouvellement du traité, soulignant que la situation mondiale actuelle exigeait des efforts pour éviter une nouvelle course aux armements. Ce contexte souligne l'importance de maintenir des accords pour prévenir une escalade nucléaire.
La fin du traité New START s'inscrit dans un schéma inquiétant. D'autres accords de contrôle des armements, tels que le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire et le Traité Ciel Ouvert, ont également été abandonnés. Ces développements soulèvent des préoccupations quant à la stabilité de la sécurité mondiale.
Le retrait des États-Unis et de la Russie de ces accords pourrait entraîner un accroissement des arsenaux nucléaires. Les deux pays modernisent actuellement leurs forces nucléaires, ce qui pourrait aggraver les tensions internationales.
Dmitry Medvedev, ancien président de la Russie, a exprimé que l'expiration du traité devrait « alarmer tout le monde ». Ses commentaires sont d'autant plus préoccupants compte tenu de son discours récent sur les menaces nucléaires. En revanche, l'ancien président américain Donald Trump a semblé moins inquiet, suggérant qu'un nouvel accord pourrait être élaboré.
Les États-Unis souhaitent que tout futur traité inclue également la Chine, qui renforce son arsenal nucléaire. De son côté, la Russie insiste pour que la France et le Royaume-Uni soient également inclus dans les négociations.
Darya Dolzikova, chercheuse au RUSI, a souligné que l'expiration de New START était préoccupante. Les deux pays ont des motivations pour étendre leurs capacités stratégiques. La modernisation des forces nucléaires américaines et russes crée un climat propice à une nouvelle course aux armements.
Les nouvelles technologies militaires, y compris les missiles hypersoniques, compliquent encore plus la situation. Ces armes, capables de manœuvrer à des vitesses extrêmes, rendent le contrôle des armements encore plus difficile.
La fin du traité New START marque un tournant dangereux dans la dynamique de la sécurité mondiale. Sans nouveaux accords, le risque d'une escalade nucléaire augmente. Les acteurs mondiaux doivent agir rapidement pour éviter une nouvelle course aux armements qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques.