
Le CIO l’a interdit, mais il persiste avec détermination. Le porte-drapeau ukrainien aux Jeux de Milan Cortina, Vladislav Heraskevych, a annoncé qu'il porterait un casque orné de photos d’athlètes tués lors du conflit avec la Russie. Malgré l’interdiction du Comité international olympique (CIO), il reste ferme dans sa décision.
Lors d’une conférence de presse à Cortina d’Ampezzo, il a déclaré : « Je l’ai utilisé lors des essais et je l’utiliserai le jour de la course ». Cette déclaration a été faite quelques heures après que le CIO lui a refusé le port de ce casque, ne lui permettant que d'arborer un brassard noir.
Vladislav Heraskevych a participé à un entraînement avec un casque gris portant les images de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre. Il a affirmé avoir été interdit de le porter. Il a critiqué la politique du CIO, en soulignant : « (Mark) Adams a dit qu’il fallait une approche uniforme pour tous les athlètes ». Il a également noté que des athlètes américains avaient déjà pris position sans sanction.
Le porte-drapeau a mis en lumière une incohérence dans le traitement des athlètes. « Si l’approche est uniforme pour moi, elle doit l’être pour eux aussi », a-t-il déclaré, remettant en question l’équité des règles appliquées.
Lors de son point presse quotidien, le CIO a rappelé que le port d’un tel casque « contrevient » à l’article 50 de la Charte olympique. Cet article vise à éviter toute interférence, notamment politique ou religieuse, afin que « tous les athlètes puissent se concentrer sur leur performance ». Cette réglementation est essentielle pour maintenir l'intégrité des Jeux.
Le CIO a précisé avoir tenu une réunion informelle avec l’entraîneur de Vladislav Heraskevych. Ils ont convenu d’une exception pour lui permettre de porter un brassard noir pendant la compétition, en guise de commémoration.
Malgré les restrictions concernant son casque, l’athlète reste libre d’exprimer ses pensées. Le porte-parole du CIO a indiqué qu'il peut s'exprimer « en conférence de presse, à la sortie de la compétition, en zone mixte » ou sur ses réseaux sociaux. Cette liberté d’expression est importante pour Vladislav Heraskevych et pour la communauté sportive.
La situation de Vladislav Heraskevych soulève des questions sur l’équité des règles olympiques. Alors qu'il cherche à honorer ses compatriotes, le CIO maintient ses positions strictes. Ce débat met en lumière les défis auxquels font face les athlètes dans un contexte politique complexe. La détermination de Heraskevych pourrait inspirer d'autres à défendre leurs convictions, même face à l'autorité.