
Geoffrey Delaporte, 38 ans, se trouve aux sources de la Veules, le plus petit fleuve de France. Il découvre son nouveau terrain de jeu : les cressonnières de Veules-les-Roses, en Seine-Maritime. Ce site, prisé par les promeneurs, revêt une importance culturelle et historique pour la commune.
Yves Tasse, le maire de la commune, souligne que « les cressonnières font partie de notre patrimoine ». Ces exploitations remontent au début du XIXe siècle, et leur disparition serait inacceptable. La culture du cresson devient rare, et seulement une soixantaine d’exploitations subsistent en France.
Geoffrey a été choisi parmi une dizaine de candidats pour reprendre l'exploitation. Selon le maire, ses propositions étaient solides, avec des idées de développement et une détermination à toute épreuve. Ce choix témoigne de l'importance de maintenir cette tradition vivante.
Avant la signature du nouveau bail, la municipalité a réalisé un nettoyage des rives pour assurer un bon départ. Geoffrey, nouvel exploitant, prend ses marques et observe les parcelles. Il vise à atteindre une production équivalente à celle de son prédécesseur, soit environ 32 000 bottes de cresson.
La période des semis est cruciale, se déroulant fin mai, début juin. Geoffrey prévoit d'innover avec des produits variés, comme des chips de cresson et de la bière au cresson, tout en créant un point de vente sous forme de food truck.
Geoffrey souhaite diversifier ses sources de revenus en organisant des visites pour les touristes. « Les gens recherchent des expériences uniques », dit-il. Il envisage d'offrir aux visiteurs la possibilité de récolter leur propre cresson, une activité qui pourrait séduire les nombreux touristes de Veules.
Sa motivation pour reprendre cette exploitation est claire : faire vivre ce patrimoine tout en assurant sa sauvegarde. La prochaine étape pour lui est la Fête du cresson, prévue le 5 avril, qui promet d'attirer encore plus de visiteurs.
Geoffrey Delaporte s'engage à faire prospérer les cressonnières de Veules-les-Roses. Avec une vision tournée vers l'avenir et un respect profond pour le patrimoine, il espère redynamiser cette culture unique. Son projet pourrait bien devenir un modèle de durabilité et d'innovation dans le domaine agricole.