
Entre inquiétudes et fantasmes, les actuels et futurs riverains de centres énergivores s'opposent de plus en plus à leur développement. À Marseille, cette situation est particulièrement préoccupante. Valérie, une résidente, partage son expérience au milieu de sa terrasse où scintille une piscine turquoise, invitant au plongeon sous ce soleil d’hiver.
Au bout de sa terrasse, la vue sur la mer Méditerranée serait presque imprenable. Cependant, un chantier naval du port maritime de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, vient perturber ce panorama. Un immense paquebot d’au moins vingt étages, avec des toboggans au sommet, trône au loin, ajoutant à l’inquiétude des riverains.
« Ça ne me gêne pas pour la vue. Mais quand nous avons acheté notre maison, il y a sept ans, le chantier était à l’arrêt. Tout était calme », raconte Valérie. À l'époque, des promesses de développement, comme une marina à venir et un port bientôt électrifié, avaient été faites. Malheureusement, la réalité a changé après le confinement.
Depuis, le sol et les fenêtres de Valérie ont commencé à trembler. Les paquebots et cargos viennent se refaire une beauté, moteurs allumés en continu. Cela dégage d’épaisses fumées noires, créant un environnement moins agréable pour les riverains.
« S’ils pouvaient se recharger sur le port, nous aurions beaucoup moins de nuisances », déclare Patrick Robert, président du comité de quartier du XVIe arrondissement. Il est notre guide du jour et il exprime le souhait des habitants pour une solution durable.
Malheureusement, l’électrification des quais prend plus de temps que prévu. Les riverains espèrent que ces changements viendront rapidement, afin de réduire les nuisances causées par ces activités portuaires. Leur appel à l’action est de plus en plus pressant.
Les préoccupations des riverains de Marseille illustrent un conflit entre développement économique et qualité de vie. Alors que les projets d’électrification avancent lentement, les résidents continuent de subir les conséquences des activités maritimes. L’avenir de cette région dépendra de la capacité à trouver un équilibre entre croissance et bien-être des habitants.