
Rachida Dati, candidate LR aux élections municipales de Paris, a déposé sa liste de 163 candidats le 23 février. Elle a attendu jusqu'à trois jours de la date limite pour le faire. La maire du VIIe arrondissement et ancienne ministre de la Culture a dû jongler avec plusieurs accords pour constituer cette liste.
Pour former sa liste, Dati a établi des alliances avec le MoDem de Maud Gatel et l’UDI d’Éric Schahl, ainsi qu'avec le Parti radical. Ces partenariats sont cruciaux pour renforcer sa position dans la course électorale. Elle a également remercié certains membres de Renaissance, comme le député Sylvain Maillard et le ministre Benjamin Haddad, qui l'ont soutenue malgré les consignes de leur parti.
Ces alliances montrent sa capacité à rassembler différents acteurs politiques autour de sa candidature. Dati a également dû prendre en compte les cadres des Républicains de Paris qui l'ont soutenue durant les six dernières années, consolidant ainsi sa majorité au sein du parti.
La liste de Rachida Dati inclut logiquement les têtes de liste d'arrondissement en positions clés. Les chefs de parti sont également bien représentés. Cela témoigne d'une stratégie bien pensée pour maximiser ses chances de succès lors des élections.
En plus des figures politiques, Dati a réalisé une « belle prise » en intégrant Max Guazzini, l'ancien président du Stade Français Paris. Ce dernier avait auparavant soutenu le socialiste Bertrand Delanoë, ce qui souligne l'ouverture de Dati à des personnalités de la société civile.
Rachida Dati a également inclus Amine El Khatmi, le fondateur du Printemps républicain, et Sandro Gozi, ancien secrétaire d’État italien et eurodéputé Renew. Ces ajouts diversifient sa liste et renforcent son attractivité auprès des électeurs.
Ces choix stratégiques visent à construire une équipe solide et représentative. Dati a clairement indiqué que sa « liste de premier tour serait aussi celle du second », ce qui montre sa détermination à aller jusqu'au bout.
En somme, Rachida Dati a su s'entourer de personnalités variées pour sa campagne municipale à Paris. Avec une liste bien structurée et des alliances judicieuses, elle se positionne comme une candidate sérieuse. Les prochaines semaines seront cruciales pour voir comment cette stratégie se traduira dans les urnes.