
Le discours du Premier ministre Mark Carney au Forum économique mondial à Davos a trouvé un écho au Mexique. Ce pays, tout comme le Canada, doit faire face à la tempérament imprévisible de son puissant voisin, les États-Unis. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a affirmé que le discours de Carney était « en phase avec les temps actuels ».
Lors d'une conférence de presse, Sheinbaum a salué la qualité du discours de Carney, en le qualifiant de « très bon ». Elle a souligné que Carney a mentionné la disparition de l'illusion d'un ordre international basé sur des règles, et a proposé que les pays de taille intermédiaire choisissent entre compétition ou collaboration.
Carney a également déclaré que « l'ancien ordre ne reviendra pas », ce qui a suscité des réflexions parmi les législateurs mexicains sur la nécessité de renforcer les liens bilatéraux avec le Canada.
Le gouvernement de Carney travaille activement à solidifier les relations avec le Mexique, surtout en prévision des négociations pour renouveler l'accord CUSMA. La gouverneure générale Mary Simon a récemment terminé une visite à Mexico, où elle a rencontré Sheinbaum pour discuter de la réconciliation entre les peuples autochtones et l'État.
Cette visite s'inscrit dans un contexte de coopération croissante, avec une mission commerciale importante prévue le mois prochain, dirigée par le ministre canadien du Commerce, Dominic LeBlanc.
Alors que le Mexique et le Canada se préparent à renégocier le CUSMA, des voix s'élèvent pour souligner l'importance de l'alliance. La députée Dolores Padierna Luna a affirmé qu'il est essentiel de s'unir pour défendre le traité, le qualifiant de très important pour les deux nations.
Padierna a également critiqué les récentes déclarations du président américain Donald Trump, qui a publié des images jugées offensantes pour le Canada, en le qualifiant de 51e État.
Le député Juan Ignacio Zavala Gutiérrez a exprimé son accord avec Carney, notant que son discours reflète la nécessité pour le Canada et le Mexique de forger des alliances face à des puissances hégémoniques comme les États-Unis et la Chine. Il a souligné l'importance de trouver des intérêts communs pour réussir les négociations.
Il a ajouté que la coopération est essentielle pour éviter de se retrouver dans une position de faiblesse si chaque pays agit seul.
La députée Ana Isabel González González a exprimé ses préoccupations quant à l'avenir du CUSMA, appelant à une alliance renforcée entre le Mexique et le Canada. Selon elle, cette coopération est cruciale pour faire face à une administration américaine qui semble ambivalente quant à la poursuite du traité.
Le journaliste mexicain Alex González Ormerod a souligné que les économies des deux pays sont profondément complémentaires. Il a cité l'exemple du canola, où le Mexique dépend des importations américaines, tandis que le Canada exporte vers la Chine.
Le discours de Mark Carney à Davos a réussi à capter l'attention des législateurs mexicains, renforçant l'idée que le Canada et le Mexique doivent collaborer davantage. Face à des défis communs, il est impératif que ces deux nations s'unissent pour défendre leurs intérêts économiques et politiques.