
À peine quelques jours après que la Consellería de Medio Rural a renforcé ses mesures en Galice pour tenter de contenir la dermatosis nodular contagiosa (DNC), l’Aragón a confirmé son premier cas : un élevage de Borrastre, dans la province de Huesca, a été déclaré positif.
Selon un communiqué officiel, le diagnostic a été confirmé le 2 mars 2026 dans une exploitation bovine de viande qui comptait 130 vaches, plongeant immédiatement la zone dans un dispositif de confinement strict.
Face au foyer, les autorités ont ordonné un vide sanitaire sans délai : 133 têtes ont été abattues conformément aux mesures de l’Union européenne, tandis que les services vétérinaires ont lancé des analyses pour retracer l’origine de la contamination.
La direction régionale a précisé que le troupeau concerné « avait plus de deux mois sur place, des animaux nés et élevés ici », et que cette caractéristique sera au centre de l’étude épidémiologique en cours, afin de comprendre comment la maladie a pénétré l’exploitation.
Les autorités ont établi un périmètre de sécurité à deux niveaux : un rayon principal de 20 kilomètres qui regroupe 174 exploitations, et un deuxième anneau porté à 30 kilomètres, couvrant 182 fermes ; ces limites serviront de base aux restrictions sanitaires.
Dans ces zones, les mouvements d’animaux sont strictement limités, les inspections vétérinaires ont été intensifiées et les contrôles sur site se multiplient, tandis que les exploitations doivent renforcer leurs mesures de biosécurité pour prévenir toute propagation supplémentaire.
L’Espagne avait enregistré l’année précédente 18 cas de DNC, tous dans la province de Gérone, et un nouveau cas y a également été détecté en janvier ; cette progression a conduit l’État à lancer un plan national de vaccination coordonné avec les communautés autonomes.
Ce plan vise à constituer une ceinture sanitaire autour des zones affectées : il a permis de vacciner 80 % des bovins dans trois zones limitrophes de la Catalogne (Castejón de Sos, Graus et Tamarite de Litera) et dans trois localités pyrénéennes frontalières avec la France (Sabiñánigo, Jaca et Boltaña), constituant ainsi autant de points d’appui pour contenir la maladie.
Au moment du diagnostic, la campagne vaccinale à Borrastre n’était pas encore achevée, et les vétérinaires ont aussitôt accéléré les injections pour atteindre un objectif d’immunisation de 100 % dans la zone concernée.
Aitziber Lanza, directrice de la Qualité et de la Sécurité Alimentaire, a rappelé : « L’objectif est d’agir avec la plus grande rapidité et le plus grand rigueur technique pour garantir la santé animale et protéger l’ensemble du secteur ganadero aragonais », en soulignant que tous les protocoles prévus par la réglementation européenne ont été activés immédiatement.
Les autorités demandent la coopération totale des éleveurs : en cas de moindre suspicion, il est impératif d’alerter sans délai les services vétérinaires afin d’accélérer les interventions et limiter les risques de diffusion.
Le secteur, déjà sur le pied de guerre, observe désormais comment la vaccination renforcée et les mesures de contention parviendront à couper la route à une maladie qui, en quelques mois, a franchi plusieurs frontières régionales et mis à l’épreuve les systèmes de surveillance sanitaire.
Alors que les enquêtes se poursuivent et que les campagnes locales montent en puissance, les autorités et les éleveurs restent mobilisés pour protéger la santé animale et préserver la filière.