
La situation économique des États-Unis devient de plus en plus préoccupante avec une dette nationale qui devrait atteindre 64 000 milliards de dollars dans les dix prochaines années. Selon le Bureau du budget du Congrès (CBO), cet organisme neutre évalue l'impact des décisions fédérales sur les finances publiques. Cette évaluation est cruciale pour guider les choix des sénateurs et représentants.
Le déficit fédéral est également en forte augmentation. Il devrait passer de 1 900 milliards de dollars en 2026 à 3 100 milliards de dollars en 2036. Cela représente un déficit de 5,8 % du PIB l’année prochaine, et 6,7 % en 2036. Ces chiffres alarmants sont le résultat de pertes de recettes dues à la réforme fiscale de Donald Trump, qui dépasseront les nouveaux droits de douane imposés.
La réforme fiscale de Trump devrait entraîner des pertes de recettes bien plus importantes que prévu. Le CBO estime que ces pertes dépasseront les 3 000 milliards de dollars rapportés par les nouveaux droits de douane. Ainsi, la dette publique, qui résulte des déficits accumulés, atteindra 101 % du PIB l'année prochaine, et 120 % en 2036, dépassant le précédent record de 106 % atteint après la Seconde Guerre mondiale.
Actuellement, les États-Unis ont accumulé une dette de plus de 37 000 milliards de dollars. Les prévisions du CBO pour 2023 indiquent un ajout de 20 000 milliards en dix ans, portant la dette totale à 57 000 milliards. Cette estimation ne prend pas en compte d'éventuels chocs économiques, mais intègre une inflation persistante que Trump peine à maîtriser.
Les investisseurs qui financent la dette américaine sur le marché obligataire doivent prendre en compte ces risques croissants. Pendant deux décennies, la Federal Reserve a rassuré le marché en étant prête à racheter des obligations en cas de crise. Cependant, la volonté du président de nommer un nouveau président à la Fed, opposé à cette politique, pourrait changer la donne.
Dans un climat où le contre-pouvoir semble affaibli, le marché obligataire résiste aux pressions commerciales du président. La méfiance des investisseurs est palpable, et cela pourrait expliquer pourquoi Trump a modéré ses ambitions concernant le Groenland. Mercredi, il a déclaré sur Truth Social que les États-Unis devraient payer BEAUCOUP MOINS pour leurs emprunts, affirmant que le pays mérite le TAUX D’INTÉRÊT le plus bas.
L'augmentation de la dette fédérale devrait inévitablement entraîner une hausse des taux d'intérêt. Le gouvernement continuera d'émettre des quantités toujours plus importantes d'obligations du Trésor. Par conséquent, les créanciers pourraient exiger des rendements plus élevés en raison d'un risque accru de non-remboursement.
Cette dynamique pourrait aggraver la situation économique des États-Unis. Les investisseurs, inquiets de la capacité du pays à rembourser sa dette, pourraient choisir de réduire leurs investissements. Cela pourrait avoir des répercussions sur la croissance économique et la stabilité financière à long terme.
En résumé, la dette nationale des États-Unis est en forte croissance, avec des projections inquiétantes pour les années à venir. Les conséquences de la réforme fiscale de Trump, combinées à une inflation persistante, posent de sérieux défis pour l'économie. Les investisseurs doivent rester vigilants face à ces évolutions, car elles pourraient avoir des impacts significatifs sur le marché obligataire et l'économie en général.