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« Une Omniprésence Du Diable » : Au Procès Du Prêtre De La Famille Missionnaire D’Ardèche, Pourquoi Des Anciennes Religieuses Sont Toujours Traumatisées ?

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Diable - « Une Omniprésence Du Diable » : Au Procès Du Prêtre De La Famille Missionnaire D’Ardèche, Pourquoi Des Anciennes Religieuses Sont Toujours Traumatisées ?

Témoignages de la Famille missionnaire de Notre-Dame

Des témoignages poignants ont été partagés concernant la Famille missionnaire de Notre-Dame à Saint-Pierre-de-Colombier. Ces récits contrastent fortement avec ceux des membres de la communauté. Anne-Claire, 40 ans, ancienne enseignante en lettres classiques, a vécu une expérience marquante au sein de cette communauté après avoir été chez les Dominicaines.

L'expérience d'Anne-Claire

Dès son arrivée, Anne-Claire a ressenti un malaise profond. On lui a enlevé ses objets religieux, ce qui l’a profondément choquée. Elle a déclaré : « Je trouve violent de voir des sœurs prendre mes affaires, les installer dans les placards et de tout contrôler. » Cette intrusion dans sa vie personnelle a été un choc pour elle.

Après une année de postulat et deux années de noviciat, elle a appris qu'elle était exclue sans explication. « On m’a simplement dit : Père Bernard et Mère Madeleine ont des lumières que tu ne peux pas voir », a-t-elle rapporté. Cette décision soudaine l’a laissée sans repères et sans compassion de la part de la communauté.

Contraste avec Frère Benoit

Frère Benoit, lors de son témoignage, a décrit une communauté apaisée où la liberté d'expression est valorisée. Cependant, Anne-Claire a vécu une réalité différente. Elle a souligné que la fatigue était omniprésente, et que toute tentative de repos était mal perçue. « Si j’avais besoin de me reposer, on me reprochait d’être indépendante », a-t-elle ajouté.

Elle a aussi évoqué une séparation imposée avec une autre sœur après avoir trop discuté. Cette restriction sur ses interactions l’a poussée à s’interroger sur le culte du secret au sein de la communauté.

Le témoignage de Constance

Constance, 27 ans, a également partagé son expérience. Elle a souhaité rejoindre la FMND à 16 ans et demi. Toutefois, lorsqu'elle a décidé de poursuivre ses études après le bac, la pression de la communauté s'est intensifiée. « On m’a dit : c’est trop long », a-t-elle déclaré, illustrant la pression exercée sur les jeunes membres.

Sa rencontre avec un jeune homme lors des JMJ a été mal perçue. On lui a dit que ses sentiments étaient d'origine démoniaque. « Ça m’a un peu détruite », a-t-elle avoué, se sentant trahie et blessée par le jugement de la communauté.

La rupture avec la communauté

Après quatre ans passés au sein de la FMND, Constance a décidé de ne pas intégrer la communauté en tant que religieuse. Elle a pris ses distances, ressentant que son témoignage n'était pas reconnu. « J’ai l’impression que ma situation n’est pas reconnue et celle des autres victimes non plus », a-t-elle exprimé avec émotion.

Dans ce procès, cinq plaignants ont été appelés à témoigner, mais seuls deux ont osé le faire. Les réquisitions et les plaidoiries de la défense sont attendues, marquant une étape importante dans cette affaire.

Conclusion

Les témoignages d'Anne-Claire et Constance mettent en lumière les difficultés vécues au sein de la Famille missionnaire de Notre-Dame. Ces récits soulèvent des questions sur le fonctionnement interne de la communauté et la manière dont les membres sont traités. La quête de reconnaissance et de justice est au cœur de cette affaire, et les voix des victimes méritent d'être entendues.

Publié le : 22 janvier 2026
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