
Dijon (Côte-d’Or) se prépare à être au cœur des débats lors des élections municipales de mars prochain. La maire actuelle, Nathalie Koenders, qui a pris la relève de François Rebsamen en 2024, est la grande favorite. Un sondage OpinionWay* réalisé pour le think tank le Cercle des élus locaux, consulté par Le Parisien, révèle qu'elle pourrait obtenir 41 % des intentions de vote si le scrutin avait lieu ce dimanche.
Emmanuel Bichot (LR) et Thierry Coudert (RN-UDR) se disputent la deuxième place, chacun avec 17 % des voix. En quatrième position, la liste Insoumise, dirigée par Dominique Guidoni-Stoltz, pourrait atteindre 11 %, ce qui lui permettrait de se maintenir au second tour. En revanche, Michel Haberstrau (Les Écologistes et PCF) avec 7 % et Rémi Goguel (Dijon Avenir) avec 3 % semblent en difficulté.
Deux candidats se retrouvent en dernière position avec 2 % des intentions de vote: Claire Rocher, soutenue par Lutte ouvrière, et Fadila Khattabi, qui représente le parti Renaissance. Ce dernier résultat est un vrai désaveu pour Khattabi, ancienne ministre et députée de Côte-d’Or, qui avait précédemment obtenu 50,11 % des voix lors de sa réélection en 2022.
La situation politique à Dijon est particulière, surtout pour le MoDem, qui fait partie de la majorité municipale depuis 2008. En revanche, Horizons a choisi de soutenir le candidat LR Emmanuel Bichot, comme l'indique Le Bien public. Lors des élections municipales de 2020, le parti Renaissance n'a pas réussi à se qualifier pour le second tour, obtenant seulement 8,80 % des voix.
Fadila Khattabi, qui a présidé la commission des Affaires sociales durant son mandat à l'Assemblée nationale, a connu une carrière politique marquée. En 2022, elle a été réélue dans la 3e circonscription avec 50,11 % des voix. Cependant, après la dissolution par Emmanuel Macron, elle a terminé troisième au premier tour avec 23,81 % des suffrages.
Les élections municipales à Dijon s'annoncent cruciales pour l'avenir politique de la ville. Avec une maire en position de force et des candidats de droite et d'extrême droite qui se battent pour les places suivantes, le scrutin promet d'être intense. Tous les regards seront tournés vers Dijon en mars prochain.