
Hier, Nigel Farage a rencontré Jordan Bardella, le leader du parti d'extrême droite français, le Rassemblement national, à Londres. Avant la réunion, Bardella a déclaré à la BBC que Farage, un leader de Reform UK, serait le prochain premier ministre britannique. À seulement 30 ans, Bardella est en tête des sondages pour la première manche de l'élection présidentielle de 2027.
Les deux hommes ont abordé des sujets cruciaux tels que les traversées en petites embarcations et la politique énergétique, en particulier l'énergie nucléaire. Cette rencontre souligne l'intérêt croissant de Bardella pour les affaires britanniques et son ambition politique. Il pourrait devenir premier ministre français à seulement 28 ans, mais pour beaucoup, il demeure un mystère.
Farage, qui a souvent pris ses distances avec le Rassemblement national, a adopté une approche plus ouverte cette fois-ci. Malgré son passé critique, il a reconnu l'évolution de Bardella et de son parti. Ce dernier a exprimé son souhait d'implémenter une politique d'immigration plus stricte en cas d'accès au pouvoir.
Marine Le Pen, ancienne leader du FN, a été condamnée à une interdiction de cinq ans d'exercer des fonctions publiques en mars dernier. Cette décision l'empêche de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Elle a qualifié ce verdict de "décision politique" et prévoit de faire appel, avec une décision de justice attendue l'année prochaine.
Farage, en tant que leader de Ukip, avait évité une alliance avec le FN au Parlement européen. Cependant, en 2017, il avait soutenu Le Pen pour l'élection présidentielle, louant son rôle dans la transformation du parti. Sa position a évolué, mais il a critiqué les politiques économiques interventionnistes du RN, les qualifiant de "désastre" pour la France.
Dans un podcast, Bardella a reconnu que Farage avait pu être dur dans le passé envers son parti, mais il a ajouté que "c'est la politique - on a le droit d'évoluer". Il a également affirmé que le RN chercherait à établir une priorité nationale sur le bien-être, limitant les aides aux Français.
Bardella a exprimé son souhait de coopérer avec le Royaume-Uni sur les questions d'immigration, en visant à renvoyer les migrants dans leurs pays d'origine. Il a déclaré que, s'il devenait chef du gouvernement français, la France ne serait plus un pays d'immigration de masse, ce qui aurait des conséquences sur les départs de migrants de Calais vers la Grande-Bretagne.
La rencontre entre Farage et Bardella met en lumière des défis communs auxquels font face le Royaume-Uni et la France, notamment la migration de masse et la nécessité de stimuler la croissance économique. Ces discussions pourraient influencer les orientations politiques futures des deux pays, alors que chacun cherche à naviguer dans un paysage politique complexe et en évolution rapide.