
Le groupe Second Sons Canada, se présentant comme un « club nationaliste masculin », véhicule une vision nostalgique du Canada tout en prônant des idées antisémite et violentes. À travers des podcasts et des livestreams, ses dirigeants expriment des opinions qui révèlent un agenda plus sombre que leurs publications officielles.
Les publications officielles de Second Sons Canada sont stratégiquement assainies pour attirer de nouveaux membres. Selon l'expert Christian Paas-Lang, cette approche vise à élargir leur base de soutien tout en cachant leur véritable nature. Les réseaux sociaux comme Instagram et Facebook montrent une façade de camaraderie et d'activisme, mais les contenus audio révèlent des discours de haine.
Les dirigeants accueillent des néo-nazis et expriment des opinions extrêmes. Par exemple, ils affirment que les statistiques officielles de l'Holocauste sont le fruit de propagandistes. Ces déclarations, selon Richard Moon, pourraient constituer un discours de haine selon le Code criminel canadien.
Second Sons Canada prône des idées de remigration, visant à expulser les personnes non blanches du pays. Dans leurs podcasts, des leaders comme Jeremy MacKenzie décrivent cette remigration comme une opération potentiellement violente. Ils utilisent des termes qui minimisent la gravité de leurs intentions, comme « arrondis » ou « forcés », pour dissimuler leur véritable objectif.
Des propos violents et des appels à l'exécution de politiciens sont courants dans leurs discours. MacKenzie, par exemple, a déclaré qu'il serait prêt à utiliser la force pour expulser ceux qu'ils considèrent comme indésirables.
Depuis sa création, Second Sons Canada a connu une croissance significative. Selon Evan Balgord, directeur exécutif du Canadian Anti-Hate Network, le groupe est devenu le principal représentant du nationalisme blanc au Canada. En octobre 2025, ils revendiquaient environ 2 000 membres, avec un agenda clairement orienté vers l'ethnicité.
Les discours violents dirigés contre les personnes d'origine indienne sont fréquents, illustrant un climat de haine croissant. Les dirigeants affirment même que la guerre raciale est déjà en cours, incitant leurs membres à se préparer militairement.
Bien que Second Sons Canada n'ait pas explicitement loué Hitler dans ses publications officielles, les déclarations de ses dirigeants révèlent une sympathie pour les idéologies néo-nazies. Alex Vriend a déclaré que les nazis avaient raison de défendre leur peuple, ce qui soulève de sérieuses préoccupations quant à leurs croyances fondamentales.
Le groupe a récemment fusionné avec Frontenac Active Club, un club de combat néo-nazi, ce qui témoigne de leur volonté d'accepter des membres aux opinions extrêmes. Ce lien renforce leur image et leur influence au sein de la communauté nationaliste.
Second Sons Canada représente une menace croissante pour la société canadienne en diffusant des discours de haine et en recrutant des membres sous une façade de camaraderie. Leur stratégie de communication vise à masquer leurs véritables intentions, tout en se rapprochant de groupes extrêmes. Il est crucial de rester vigilant face à leur montée en puissance et à leur impact sur le tissu social canadien.