
Sir Keir Starmer a accepté de publier des documents concernant Lord Mandelson, suite à des pressions croissantes sur sa décision de le nommer ambassadeur des États-Unis. Cette décision intervient après qu'une enquête policière a été ouverte sur des allégations selon lesquelles l'ancien ministre aurait transmis des informations gouvernementales sensibles à Jeffrey Epstein.
Le Premier ministre a consenti à une demande des Conservateurs pour la publication de documents relatifs à cette nomination, tout en veillant à ce que les informations pouvant nuire à la sécurité nationale ou aux relations diplomatiques du Royaume-Uni soient exclues. Lord Mandelson n'a pas encore répondu aux demandes de commentaires, mais il soutiendrait qu'il n'a pas agi de manière criminelle.
Sir Keir fait face à une pression renouvelée concernant sa décision d'avoir nommé Lord Mandelson, qu'il a finalement renvoyé sept mois plus tard. Des courriels précédemment divulgués montrent que Mandelson avait envoyé des messages de soutien à Epstein alors que ce dernier faisait face à des accusations en 2008.
Lors des questions au Premier ministre, Sir Keir a affirmé que l'amitié continue de Mandelson avec Epstein après sa condamnation avait été signalée lors du processus de vérification. Il a aussi déclaré que Lord Mandelson avait "menti à plusieurs reprises" sur la nature de leur relation.
Les échanges lors des questions au Premier ministre ont eu lieu avant un vote sur une motion conservatrice visant à forcer le gouvernement à publier des documents relatifs à la nomination de Mandelson. Cette motion pourrait également obliger la divulgation d'une plus large gamme de matériel, y compris des courriels et des messages texte envoyés par Lord Mandelson dans les six mois précédant sa nomination.
Les députés travaillistes seront instruits de voter pour un amendement gouvernemental qui permettrait la publication des documents, tout en protégeant les informations sensibles pour la sécurité nationale. Sir Keir a souligné que cette démarche était nécessaire pour éviter la publication d'informations compromettantes.
Lord Mandelson fait l'objet d'une enquête sur des allégations de mauvaise conduite en raison de ses interactions avec Epstein. Des courriels récemment publiés par le département américain de la Justice suggèrent qu'il aurait transmis un mémo interne de Downing Street à Epstein en 2009, discutant de possibles ventes d'actifs gouvernementaux.
De plus, d'autres courriels indiquent qu'il aurait informé Epstein d'un plan de sauvetage de 500 milliards d'euros par l'UE en 2010. Mandelson a déclaré ne pas avoir de souvenirs de paiements reçus d'Epstein, qui s'élèveraient à 75 000 dollars.
Lord Mandelson a exprimé des regrets pour avoir maintenu son amitié avec Epstein après la condamnation de celui-ci en 2008. Il a admis avoir cru aux mensonges d'Epstein. De plus, il a récemment renoncé à son adhésion au Parti travailliste et devrait quitter la Chambre des Lords.
Le gouvernement prépare une législation pour retirer formellement son titre, tandis que Sir Keir a également confirmé que des mesures seraient prises pour annuler son adhésion à vie au Conseil privé, qu'il détient en tant qu'ancien ministre.
La situation autour de Lord Mandelson soulève des questions importantes sur la transparence et la responsabilité au sein du gouvernement britannique. Les enquêtes en cours et les débats parlementaires mettent en lumière les enjeux de la confiance publique dans les institutions. La suite de cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la politique britannique.