
Un aveu d’échec se dégage clairement après la lecture du rapport de l’inspection générale de la justice (IGJ). Ce document, tant attendu, met en lumière des manquements dans les procédures Pelicot. Cependant, il ne parvient pas à établir un dysfonctionnement judiciaire avec certitude.
L’objectif principal de cette mission était de comprendre pourquoi le cérébral des viols chimiques de Mazan n’a pas été arrêté dès 2010. À cette époque, le Service national de police scientifique (SNPS) avait déjà établi un rapport reliant l’ADN de Dominique Pelicot à une tentative de viol survenue en 1999 à Villeparisis.
Ce rapport aurait pu permettre d’empêcher ou, au minimum, d’abréger le calvaire de Gisèle Pelicot, victime de son mari. Elle a été droguée et livrée à des bourreaux entre 2011 et 2020.
Malheureusement, ce rapprochement ADN, adressé par lettre simple au tribunal de Meaux, est resté sans suite. Il a été perdu dans les méandres de la justice, laissant ainsi les victimes sans protection.
Ce n’est qu’en 2022 que ce rapport a été découvert, soulevant des questions sur les procédures judiciaires en place et leur efficacité.
Les conséquences de cette négligence sont dramatiques. Gisèle Pelicot a subi un calvaire pendant des années, victime d’un système qui n’a pas su réagir à temps. Ce rapport met en exergue l’importance d’une réactivité judiciaire face à des situations aussi graves.
Il est crucial que des mesures soient prises pour éviter que de tels échecs ne se reproduisent à l’avenir. La protection des victimes doit être une priorité absolue.
Ce rapport de l’IGJ révèle un échec systémique dans la gestion des affaires judiciaires. Les manquements identifiés doivent être corrigés pour garantir une justice efficace. L’objectif doit être de protéger les victimes et de prévenir de futures tragédies.