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Ils parcourent des centaines de kilomètres pour qu'elle répare… leur doudou !

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doudou - Ils parcourent des centaines de kilomètres pour qu'elle répare… leur doudou !

La passion de la restauration de doudous

Florence Lucas, une Morbihannaise de soixante ans, a transformé sa maison en une véritable clinique pour doudous. Depuis cinq ans, elle redonne vie à des peluches abîmées, usées par le temps et les câlins. Dans une petite pièce de 10 m², elle accumule tissus, boutons et divers matériaux, créant un espace dédié à cette mission unique.

Ses « donneurs », comme elle les appelle affectueusement, proviennent de recycleries ou sont déposés par des clients en quête de solutions. Florence prélève avec soin des morceaux de tissu, des oreilles ou des pieds pour restaurer ces précieux compagnons. Elle utilise également de vieux pyjamas d'enfants et une bonne réserve de ouate pour réaliser ses réparations.

Un processus minutieux

Chaque restauration est un travail de patience et de précision. Florence souligne qu'elle ne peut souvent pas laver les doudous, ce qui complique son travail. « D'autres couturières refuseraient ça », admet-elle. Elle a commencé cette aventure après la demande d'un ami, ce qui a rapidement engendré un afflux de demandes via les réseaux sociaux.

Actuellement, les délais de restauration s'étendent jusqu'à trois mois. Les clients, provenant de toute la France et même d'ailleurs, sont prêts à attendre pour redonner vie à leurs souvenirs. Un doudou a même fait le voyage depuis la Réunion, tandis qu'un autre a été envoyé depuis Montréal.

Un attachement profond

Florence constate chaque jour l'attachement émotionnel que ses clients ont envers leurs doudous. Certains hésitent même à les envoyer par la Poste, préférant prendre des congés pour les déposer en mains propres. Moins de 20 % de sa clientèle est composée d'enfants, tandis que 60 % sont des adultes, souvent en quête de réconfort.

Les doudous représentent des souvenirs précieux, qu'ils soient heureux ou douloureux. Florence se souvient d'un ourson brûlé qui a retrouvé la vue grâce à son travail. Chaque greffe répare non seulement le doudou, mais également le cœur de ceux qui y sont attachés.

Un service thérapeutique

Florence a remarqué que beaucoup de ses clients trouvent une dimension thérapeutique dans ses restaurations. Elle a récemment terminé la reconstruction d'un lapin jaune et se prépare déjà pour son prochain défi. Chaque doudou est un symbole de tendresse, et son travail contribue à apaiser les âmes en quête de réconfort.

Conclusion

La passion de Florence pour la restauration de doudous va bien au-delà d'un simple hobby. Elle crée des liens émotionnels forts avec ses clients et leur redonne espoir à travers ses réparations. Chaque doudou restauré est une histoire qui continue de vivre, témoignant de l'amour et de l'attachement que nous portons à nos compagnons d'enfance.

Publié le : 4 janvier 2026
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