
La Cour suprême des États-Unis a rendu une décision marquante ce vendredi. Elle a jugé illégale une grande partie des droits de douane imposés par Donald Trump. Ce dernier a exprimé sa déception en déclarant : « Je peux détruire un pays mais pas le taxer ». Cette déclaration illustre bien son mécontentement face à cette décision.
Trump a qualifié cette décision de terrible et a exprimé sa « honte absolue ». Il a critiqué les juges qui ont voté contre ses droits de douane, les accusant de céder à des influences étrangères. Malgré cela, il a affirmé que son administration disposait d’« alternatives » pour compenser cette perte.
Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, Trump a annoncé son intention de signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10 %. Ce nouveau droit s’ajoutera aux droits de douane normaux déjà en vigueur. Il a promis que ces alternatives seraient « d'excellentes alternatives » qui pourraient rapporter « davantage d'argent ».
Trump a également mentionné des embargos comme une option supplémentaire. Il a souligné que le remboursement des droits de douane pourrait entraîner des litiges qui occuperont les tribunaux pendant des années, ajoutant une couche de complexité à la situation.
Les droits de douane imposés par Trump sont une pierre angulaire de son programme économique. Cependant, leur légalité est maintenant remise en question, ce qui pourrait entraîner de nouvelles incertitudes et complications administratives. Cette situation pourrait également provoquer des imbroglios diplomatiques sur la scène internationale.
La décision de la Cour suprême pourrait avoir des conséquences importantes sur les relations commerciales des États-Unis. Elle remet en cause la stratégie de Trump, qui avait choisi d'imposer ces surtaxes douanières en s’appuyant sur une loi de 1977.
Selon la majorité des juges, le président ne peut pas justifier ces droits de douane par une urgence économique. John Roberts, le président de la Cour suprême, a précisé que le président doit « justifier d’une autorisation du Congrès claire » pour mettre en place des droits de douane.
Roberts a également souligné que le texte de loi sur lequel se base la Maison Blanche ne donne pas au président l'autorité d'imposer de tels droits. Cette décision souligne la nécessité d'un équilibre entre le pouvoir exécutif et le Congrès dans la gestion des politiques commerciales.
La décision de la Cour suprême représente un tournant significatif pour les politiques douanières de Donald Trump. Elle met en lumière les limitations de son pouvoir en matière de taxation et soulève des questions sur l'avenir de son programme économique. Les implications de cette décision continueront d’être ressenties sur le long terme, tant sur le plan national qu'international.