
Une frappe tragique a presque décimé toute une famille en Ukraine. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un drone russe s'est écrasé sur une maison dans la région de Kharkiv. Cette attaque a causé la mort d'un père et de ses trois jeunes enfants, selon les autorités. La mère, enceinte, a été retrouvée vivante.
La frappe a complètement détruit la maison en briques, qui a ensuite pris feu. Cela a piégé la famille sous les décombres, comme l’a rapporté le bureau du procureur régional de Kharkiv. Le père, âgé de 34 ans, et ses trois enfants, des jumeaux de 2 ans et leur petite sœur d’un an, ont été tués.
Le drone impliqué a été identifié comme un Geran-2, une version russe du drone iranien Shahed. Le maire de Bohodukhiv, Volodymyr Bielyi, a exprimé son chagrin sur Facebook. « Nous avons perdu ce que nous avons de plus précieux : notre avenir », a-t-il écrit, soulignant l'ampleur de la tragédie.
Oleh Syniehubov, chef de l'administration militaire régionale de Kharkiv, a précisé que c'était la première nuit de la famille dans leur nouvelle maison. Ils avaient récemment évacué une autre ville de la région. La mère, Olha, enceinte de 8 mois, a subi des blessures légères, mais elle a pu quitter l'hôpital.
Le maire a annoncé trois jours de deuil, durant lesquels les drapeaux nationaux seront en berne. Toutes les manifestations et événements publics seront annulés. « Nous surmonterons cette épreuve », a-t-il déclaré. « Nous ne pardonnerons jamais cette horreur commise sur notre terre », a-t-il ajouté.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a également exprimé ses condoléances. « Chacune de ces frappes russes sape la confiance dans tout ce qui est fait diplomatiquement », a-t-il commenté. Il a affirmé que seule une forte pression sur la Russie pourrait mettre fin à cette guerre.
Cette tragédie souligne les conséquences dévastatrices du conflit en Ukraine. La perte d'une vie innocente, en particulier celle d'enfants, est un rappel poignant de la nécessité de la paix. Les communautés continuent de faire face à des épreuves inimaginables, mais l'espoir de justice et de réconciliation demeure.