
Le Nouvel An 2026 pourrait être synonyme de chaos dans les aéroports. L’Union des navigants de l’aviation civile (Unac), représentant les salariés d’EasyJet, a lancé un appel à la grève pour le 1er janvier. L’objectif est d’atteindre un « zéro décollage », selon un communiqué du syndicat. Ce dernier dénonce une instabilité récurrente des plannings des employés.
Le syndicat, bien que minoritaire, qualifie déjà ce mouvement de réussite. Dans un second communiqué, diffusé mercredi, il a réaffirmé ses intentions. En réponse, EasyJet a indiqué au Parisien qu'elle prévoyait d’« opérer la majorité des vols à destination et en provenance de France le 1er janvier ». La compagnie maintient également tous ses vols le 31 décembre.
À l’aéroport de Nice Côte d’Azur, près de 10 vols d’EasyJet ont été annulés pour le 1er janvier, selon ActuNice. Les passagers affectés par la grève ont été informés par SMS et e-mail de leurs options. Ces options incluent un remboursement complet ou un transfert de vol gratuit pour reprogrammer leur voyage.
L’Unac a également signalé que l’appel à la grève pourrait être renouvelé à des dates ponctuelles durant les périodes de vacances scolaires de 2026. Un précédent préavis de grève avait été déposé par le SNPNC, un autre syndicat minoritaire, mais celui-ci a été levé suite à des avancées significatives dans les négociations avec la direction.
EasyJet a exprimé sa déception face à la décision de l’Unac. La compagnie souligne que ce syndicat est le seul à avoir rejeté leur proposition et à avoir opté pour une grève. Le SNPNC, bien que minoritaire, avait choisi de lever son préavis, démontrant ainsi une volonté de dialogue.
Il est important de noter qu’aucun des syndicats, y compris l’Unac et le SNPNC, ne représente plus de la moitié des voix parmi le personnel d’EasyJet. Cela soulève des questions sur la légitimité de leurs actions et leur impact sur les opérations de la compagnie.
Vendredi, l’Unac a dénoncé une dégradation profonde des conditions de travail. Le syndicat évoque une instabilité récurrente des plannings qui affecte la vie personnelle des salariés. Selon eux, cette situation entraîne une pénibilité accrue et une fatigue physique et mentale alarmante, pouvant mener à des cas de burn-out.
Le syndicat souligne également le coût phénoménal que cette gestion désorganisée représente pour la compagnie. Les employés se sentent sacrifiés au profit d’un chaos opérationnel qui semble persister malgré les efforts de négociation.
La situation chez EasyJet pour le Nouvel An 2026 est préoccupante. Avec l’appel à la grève de l’Unac, les passagers doivent se préparer à d’éventuelles perturbations. Les revendications du personnel soulignent des enjeux cruciaux concernant les conditions de travail et la gestion opérationnelle de la compagnie.