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La Chronologie de l'Eau

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Eau - La Chronologie de l'Eau

Introduction

J'avais beaucoup d'attentes concernant La chronologie de l'eau, le premier film de Kristen Stewart en tant que réalisatrice. En tant que fan de Kristen, je crois en sa polyvalence. Elle a su nous captiver dans des rôles variés, allant d'une adolescente vampire à une reine dans Spencer. En tant qu'actrice, elle est l'une des plus fascinantes de sa génération.

Une adaptation audacieuse

Je souhaitais vraiment apprécier ce film, d'autant plus que le livre homonyme de Lidia Yuknavitch est une œuvre puissante. Son autobiographie, à travers la mémoire du corps et de l'eau, est remplie de poésie qui touche aux entrailles par sa brutalité. Elle aborde des thèmes difficiles comme les abus, les addictions et les avortements, tout en montrant une résilience incroyable.

Cependant, malgré ces éléments prometteurs, le film ne m'a pas vraiment enthousiasmé. Le premier essai de Kristen ressemble davantage à un expériment cinématographique qu'à une œuvre complète. Sa tentative de créer une narration sensorielle et fragmentaire est audacieuse, mais elle semble rester en surface, sans vraiment plonger dans les profondeurs des émotions.

Les choix de casting

Un autre point qui m'a dérangé concerne le casting. Dans le film, la protagoniste, interprétée par Imogen Poots, semble avoir un écart d'âge troublant avec son père à l'écran, joué par Michael Epp. Par moments, elle paraît même plus âgée qu'il ne l'est, ce qui complique la vérité de l'histoire. Cela nuit à la crédibilité du récit.

De plus, je n'apprécie pas le fait que Kristen ait choisi de retirer une scène clé impliquant un rencontre érotique entre Lidia et Kathy Acker. À la place, elle a opté pour la couverture d'un livre. Parfois, ce qui n'est pas dit est plus captivant que ce qui est montré.

Liberté d'adaptation

Pedro Almodóvar a souvent mentionné que les adaptations les plus difficiles proviennent de livres de qualité. La chronologie de l'eau est une adaptation complexe, mais elle est aussi très libre. C'est là que réside une partie de sa valeur artistique. Je la vois comme un complément au livre, une extension de Lidia Yuknavitch, permettant de respirer à travers son récit.

En conclusion, même si le film ne m'a pas totalement convaincu, il mérite d'être vu pour sa tentative audacieuse et son approche artistique. La vision de Kristen Stewart, bien que controversée, ouvre la voie à des discussions sur la narration et l'adaptation cinématographique.

Publié le : 13 janvier 2026
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